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Gaza : l'armée israélienne annonce que le cessez-le-feu est "terminé"

Il aura tenu moins de six heures, au lieu des 72 annoncées initialement. Mais très vite, les accrochages se sont multipliés, jusqu'à la disparition (ou la capture) d'un soldat israélien...
Article rédigé par Guillaume Gaven
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Les bombardements ont repris sur la ville de Rafah © REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa)

Une quarantaine de Palestiniens tués dans des bombardements près de la ville de Rafah : le cessez-le-feu, annoncé pour 72 heures, ne pouvait pas tenir plus longtemps... Il aura duré moins de six heures. Deux heures à peine après son entrée en vigueur, l'artillerie et les blindés israéliens avaient ouvert le feu.

Selon des médias israéliens, ces bombardements ont été déclenchés en riposte à l'attaque, par des combattants du Hamas, de soldats israéliens qui poursuivaient la destruction de tunnels. Le Hamas, lui, accuse à son tour Israël d'avoir violé la trêve...

La disparition - à moins qu'il ne s'agisse de la capture - d'un soldat israélien aura sans doute précipité l'annonce, par l'armée, que le cessez-le-feu était caduc. par ailleurs, deux autres soldats de Tsahal ont été tués ce vendredi matin, alors que des bilans encore imprécis font état de 50 Palestiniens tués près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.

 

Cette fin de trêve a surtout reporté sine die les négociations prévues au Caire, en Egypte, entre les délégations israélienne et palestinienne. La trêve humanitaire était censée permettre l'ouverture de ces discussions. Elle avait été annoncée jeudi soir par Ban Ki-moon et John Kerry. "Ce cessez-le-feu est capital pour offrir à des civils innocents un répit indispensable" , disaient-ils.

Quelques minutes à peine avant que l'armée israélienne annonce la fin de la trêve, l'Union européenne a déploré que "le cessez-le-feu ne soit pas véritablement mis en place " et a appelé à son respect. 

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