VIDEO. Immigration : des militants écrivent "Accueil de merde" sur la façade de l'Assemblée nationale

Protestant contre le projet de loi asile et immigration, une quinzaine de militants ont écrit, à l'aide de mousse au chocolat, l'expression "Accueil de merde" sur la facade de l'institution samedi matin, dans le 7e arrondissement de Paris. 

La façade de l\'Assemblée nationale, dans le 7e arrondissement de Paris, où des militants ont écrit avec de la mousse en chocolat \"Accueil de merde\", samedi 14 avril 2018, afin de protester contre le projet de loi asile et immigration. 
La façade de l'Assemblée nationale, dans le 7e arrondissement de Paris, où des militants ont écrit avec de la mousse en chocolat "Accueil de merde", samedi 14 avril 2018, afin de protester contre le projet de loi asile et immigration.  (ACCUEIL DE MERDE / FACEBOOK)

Les faits se sont déroulés en début de matinée, selon le HuffPost. Environ quinze militants ont écrit l'expression "Accueil de merde" avec de la mousse au chocolat sur la façade de l'Assemblée nationale, samedi 14 avril, dans le 7e arrondissement de Paris. 

Le groupe protestait ainsi contre le projet de loi asile et immigration, un texte qui divise au sein même de la majorité. "Cette action dénonce la politique de tri et d'expulsion des exilé.e.s mise en œuvre par le gouvernement, qui serait entérinée par le vote du projet de loi Asile et Immigration", ont précisé les militants dans un communiqué, publié sur Facebook et Mediapart. Le groupe a également publié une vidéo montrant l'action menée samedi matin devant le Palais-Bourbon. 

Des conditions d'accueil "indignes et inhumaines"

Le projet de loi asile et immigration vise à accélérer le traitement des demandes d'asile et à favoriser l'intégration des réfugiés en France, tout en accentuant la lutte contre l'immigration irrégulière et en rendant plus systématiques les expulsions de personnes sans-papiers. 

Dans leur communiqué, les militants dénoncent "des conditions d'accueil" des migrants "indignes et inhumaines" en Franceet condamnent l'usage, selon eux par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, d'"une rhétorique que ne renierait pas l'extrême droite".

"Le gouvernement envisage de durcir les conditions d'accès à l'asile et de supprimer certaines des protections juridiques qui y sont attachées, d'allonger les délais de rétention et d'intensifier les expulsions", s'inquiètent les auteurs du texte. "Stop à l’#AccueilDeMerde", réclament-ils.