Grande-Synthe : une mise en garde contre les incendies dès 2016

Le camp de migrants à Grande-Synthe (Nord) a été ravagé dans la nuit de lundi à mardi. Six migrants ont été blessés et 300 chalets brûlés.

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FRANCEINFO

À l'ouverture du camp de migrants de Grande-Synthe (Nord) en 2016, le préfet mettait déjà en garde contre les risques d'incendie. "1300 personnes vivent désormais ici. Dès l'ouverture du camp, le préfet a mis en demeure le maire de Grande-Synthe de réviser certains points de sécurité", expliquait à l'époque un reportage de France 3. Jean-François Cordet, préfet du Nord-Pas-de-Calais de 2014 à 2016 y précisait : "Je suis un vieux fonctionnaire de la République qui souhaite protéger le maire et les occupants du camp. Même si je considère toujours que la construction du camp n'est pas la solution d'avenir pour les gens qui sont là".

Des abris considérés comme trop proches les uns des autres

À l'époque, la commission de sécurité avait précisé que les abris en bois étaient trop proches les uns des autres. Il y aurait donc un risque de propagation en cas d'incendie. 400 détecteurs de fumée devaient y être installés. "On ne peut pas les amener ailleurs. il n'y a aucun endroit où ils seront plus en sécurité. Lapromotion du droit d'asile fonctionnera beaucoup mieux dans les nouvelles conditions d'accueil", livrait Damien Carême, maire de Grande-Synthe en 2016.

Le camp de migrants de Grande-Synthe a été détruit par un incendie lundi 10 avril 2017. 
Le camp de migrants de Grande-Synthe a été détruit par un incendie lundi 10 avril 2017.  (PHILIPPE HUGUEN / AFP)