Grande-Synthe : du "camp de la honte" au camp modèle

Après avoir été surnommé "camp de la honte", le camp de Grande-Synthe ravagé par un incendie ce lundi 10 avril a été un modèle à suivre. Retour sur l'épopée d'un camp pas comme les autres. 

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franceinfo

Quand les premiers migrants arrivent à Grande-Synthe à la fin de l'année 2015, les conditions sanitaires sont déplorables. On l'appelle même "le camp de la honte". La majorité des réfugiés présents sont des familles kurdes. En janvier 2016, deux bandes rivales de passeurs s'affrontent, faisant quatre blessés. En effet, le nombre de migrants a explosé à Grande-Synthe. Ils sont désormais 2 500 à vivre sur le camp.

Mars 2016 : le camp devient un exemple à suivre

Mais en mars 2016, les autorités décident d'agir. Des cabanes en bois, une cuisine collective, un dispensaire ainsi qu'un centre social sont construits. Le camp devient alors un exemple à suivre pour toutes les autres communes. Mais le ciel va s'assombrir à nouveau sur le camp de Grande-Synthe en mars 2017. 200 migrants mettent le feu à une barricade pour manifester leur mécontentement dû au manque de places disponibles dans le camp. Après un an d'existence, le camp de Grande-Synthe a disparu.

Le camp de migrants de Grande-Synthe (Nord) au lendemain de l\'incendie qui l\'a ravagé le 10 avril 2017. 
Le camp de migrants de Grande-Synthe (Nord) au lendemain de l'incendie qui l'a ravagé le 10 avril 2017.  (PHILIPPE HUGUEN / AFP)