Sanctions contre la Russie : l’Union européenne a déclenché des "sanctions sans précédent", affirme Charles Michel, président du Conseil européen

Charles Michel, le président du Conseil européen, concède dimanche qu'il subsiste "une part de terra incognita", puisque l'Union européenne n'avait jamais déclenché de telles sanctions.

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Charles Michel, le 6 mars 2022, sur franceinfo. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"Il n'y a pas une guerre de l'Union européenne ou de l'Otan contre la Russie", a déclaré dimanche 6 mars Charles Michel, président du Conseil européen, invité dans l'émission Questions politiques sur France Inter, franceinfo et Le Monde, alors que Vladimir Poutine a comparé les sanctions contre la Russie à une "déclaration de guerre". "C'est vrai qu'il y a une réaction extrêmement ferme et nous utilisons les instruments à notre disposition avec un déclenchement de sanctions sans précédent", a-t-il ajouté.

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"C'est important que l'on démontre que ce n'est pas une opposition entre la Russie et l'Union européenne et l'Otan, explique-t-il. C'est pour cela qu'on a été très actifs pour démontrer qu'il y a une coalition très large, bien au-delà de l'Union européenne, de l'Otan, avec l'Afrique, l'indo-pacifique, l'Amérique latine, qui dit très clairement que c'est inacceptable parce qu'il y a une rupture brutale, flagrante du droit international.

Pas de "compétition diplomatique"

Emmanuel Macron qui s'est à nouveau entretenu avec Vladimir Poutine "n'est pas le seul à discuter" avec lui, mais "il n'y a pas de compétition diplomatique", a assuré Charles Michel. "Ce serait une erreur d'y voir une compétition diplomatique. Tous les acteurs ont le même objectif et la même stratégie et on se coordonne énormément. Nous sommes en contact permanent avec ceux qui peuvent faire pression sur le régime afin d'infléchir la position du régime" russe.

"On active un cocktail avec des sanctions très dures, rugueuses, et en même temps on souhaite garder un canal de dialogue."

Charles Michel

à franceinfo

Les sanctions ont été mises en place "pour faire mal au régime, pour essayer d'infléchir la position du régime, on vise les personnes, les oligarques, le système, Vladimir Poutine lui-même, les entités financières, bancaires pour créer de la pression autant que possible".

"Il y a une part de terra incognita"

Charles Michels a reconnu qu'il y aurait des "effets négatifs" pour les Européens. L'Union européenne n'avait jamais déclenché de telles sanctions et donc "il y a une part de terra incognita. C'est la raison pour laquelle on vise à ajuster, à adapter. L'union européenne doit être au rendez-vous pour protéger les citoyens, et les citoyens les plus fragiles. On doit être déterminé à protéger le pouvoir d'achat autant que possible", a déclaré Charles Michel.

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