Guerre en Ukraine : les pays occidentaux dénoncent la "mascarade" des référendums d'annexion et promettent des sanctions "sévères" contre Moscou

Les réactions occidentales se sont multipliées, mardi, pour dénoncer les référendums d'annexion organisés par la Russie dans quatre régions ukrainiennes.

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France Télévisions
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La ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, à Kiev (Ukraine), le 27 septembre 2022. (DIMITAR DILKOFF / AFP)

Un "non" unanime au "oui" des urnes pour des référendums "illégaux". Mardi 27 septembre, la Commission électorale russe a annoncé que les référendums d'annexion organisés dans quatre régions ukrainiennes donnaient le "oui" en tête des résultats partiels. En réponse, et comme ils l'avaient déjà formulé, plusieurs organisations et pays occidentaux ont dénoncé ces élections.

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C'est par exemple le cas de l'Otan. Son secrétaire général, Jens Stoltenberg, a dénoncé avec force les référendums d'annexion et assuré le président ukrainien du soutien des alliés au droit à l'autodéfense de l'Ukraine. "Les référendums fictifs organisés par la Russie n'ont aucune légitimité et constituent une violation flagrante du droit international. Ces terres sont l'Ukraine", a-t-il tweeté (lien en anglais) après un entretien avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Antony Blinken, le secrétaire d'Etat américain, a quant à lui déclaré que les Etats-Unis et leurs alliés ne "reconnaîtront jamais"  l'annexion par la Russie de territoires en Ukraine. Le chef de la diplomatie américaine a aussi réaffirmé que les pays occidentaux prendraient en représailles de nouvelles et "sévères" sanctions contre la Russie.

Paris dénonce une "mascarade"

Au diapason de son homologue américain, la ministre française des Affaires étrangères a estimé que ces référendums étaient "une mascarade" : "Il n'y a aucune sincérité dans les votes qui ont pu être exprimés", a déclaré Catherine Colonna, la cheffe de la diplomatie hexagonale, sur BFMTV. "Ils n'ont aucune légitimité, aucune valeur. Nous ne les reconnaîtrons pas, ils entraîneront des sanctions de la part de la France, de l'Europe et d'autres Etats de la communauté internationale." Un peu plus tôt dans la journée, depuis Kiev, la ministre a assuré que ces sanctions devraient être à la fois "individuelles" et dirigées "vers des secteurs qui n'étaient pas encore sous sanctions" jusqu'ici.

"Il y aura des conséquences pour toutes les personnes qui ont pris part à l'organisation", a également assuré un porte-parole de l'Union européenne lors d'une conférence de presse à Bruxelles (Belgique), dans l'après-midi, alors que les Vingt-Sept ont déjà adopté sept volets de restrictions

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