Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la journée du mardi 27 septembre

Kiev et les capitales occidentales ont dénoncé les référendums d'annexion de régions ukrainiennes occupées par les forces russes, qui revendiquent la victoire.

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Une habitante de Rostov (Russie) vote lors d'un référendum d'annexion de quatre régions ukrainiennes, le 24 septembre 2022. (STRINGER / ANADOLU AGENCY / AFP)

Les autorités prorusses se sont félicitées, mardi 27 septembre, des résultats des référendums d'annexion de quatre régions ukrainiennes occupées par la Russie. Ces référendums, considérés comme une "mascarade" selon Paris et contestés par de très nombreux pays occidentaux, ont abouti selon les prorusses à la victoire du "oui" à l'annexion. Sur le plan humanitaire, un navire chargé de 1 000 tonnes d'aide française va partir de Marseille, mercredi. Franceinfo revient sur les faits marquants du mardi 27 septembre sur le front de la guerre en Ukraine.

Le "oui" à l'annexion l'emporte dans quatre régions ukrainiennes occupées

C'est le fait majeur de la journée, qui consacre l'offensive politique de Vladimir Poutine en Ukraine : les autorités prorusses des régions ukrainiennes de Zaporijjia, Kherson, Louhansk et Donesk ont revendiqué la victoire du "oui" en faveur d'une annexion par la Russie, lors des référendums d'annexion organisés par Moscou. 

Moscou a en outre brandi encore une fois la menace de l'arme nucléaire pour défendre ces territoires, qui représentent plus de 20% de la surface de l'Ukraine.  Une position confirmée par le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui a rappelé la doctrine militaire russe, qui prévoit la possibilité de telles frappes en cas d'attaque contre le territoire russe.

Zelensky réplique aux autorités prorusses des régions occupées

Dans une vidéo postée sur Telegram, Volodymyr Zelensky a assuré que l'Ukraine agirait pour défendre son peuple. "Nous agirons pour protéger notre peuple : à la fois dans la région de Kherson, dans celle de Zaporijjia, dans le Donbass (et aussi) dans les zones actuellement occupées de la région de Kharkiv et en Crimée", a déclaré le président ukrainien dans sa première réaction après l'annonce des résultats par les autorités prorusses.

Les Occidentaux condamnent massivement ces référendums

Les alliés de l'Ukraine ont dénoncé ces scrutins, organisés dans l'urgence face à la progression des forces de Kiev. La secrétaire générale adjointe de l'ONU pour les Affaires politiques a répété mardi lors d'une réunion du Conseil de sécurité le soutien des Nations unies à "l'intégrité territoriale de l'Ukraine" dans ses "frontières reconnues".

Le G7 a juré de ne "jamais reconnaître" les résultats et Washington a promis une réplique "sévère" par la voie des sanctions économiques. Par la voix de son ambassadeur à l'ONU, la Chine a appelé au respect de "l'intégrité territoriale de tous les pays".

Le processus de paix au point mort

"C'est clair et compréhensible" que Kiev ne peut discuter dans ces conditions, a assuré dans la soirée le président ukrainien. "La reconnaissance par la Russie des 'pseudo-référendums' comme 'normaux', la mise en oeuvre du (même) scénario qu'en Crimée et une énième tentative d'annexer une partie du territoire ukrainien signifie que nous n'avons pas à discuter avec l'actuel président russe", avait-il d'abord dit dans une vidéo enregistrée et diffusée lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'organisation internationale. 

Pour Catherine Colonna, l'heure du dialogue nécessaire à la fin du conflit n'est pas "encore venue""Je ne pense pas que, d'un côté comme de l'autre, l'heure soit pour le moment encore à l'ouverture à nouveau d'un dialogue", a estimé mardi la ministre des Affaires étrangères.

Un navire chargé de 1 000 tonnes d'aide française va partir de Marseille mercredi

Un navire va quitter mercredi le port de Marseille avec à son bord plus de 1 000 tonnes d'aide pour l'Ukraine. C'est l'acheminement humanitaire le plus important apporté par la France depuis le début de l'invasion russe fin février, a annoncé mardi le ministère des Affaires étrangères. L'opération avait été annoncée le 24 août par Emmanuel Macron à l'occasion de la fête nationale ukrainienne.

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