Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la journée du mardi 19 juillet

Kiev accuse les troupes russes d'avoir touché des bâtiments résidentiels à Avdiivka, Soledar et Bakhmout.

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Un lance-roquettes russe roule dans un champ du Donbass (Ukraine), le 19 juillet 2022. (ANATOLII STEPANOV / AFP)

En pleine guerre, les voilà relevés de leurs fonctions. Le Parlement ukrainien a voté, mardi 19 juillet, en faveur du limogeage du chef des services de sécurité et de la procureure générale du pays. Ces deux hauts responsables sont accusés par le pouvoir de n'avoir pas obtenu de résultats suffisants en matière de lutte contre les infiltrations russes. Sur le front, les troupes russes ont touché des bâtiments résidentiels à Avdiivka, Soledar et Bakhmout. Franceinfo fait le point sur la situation en Ukraine, au 146e jour de guerre.

Dans le Donbass, plusieurs bâtiments résidentiels visés

La présidence ukrainienne affirme que les troupes russes ont de nouveau touché des bâtiments résidentiels, cette fois à Avdiivka, Soledar et Bakhmout. Elle a aussi recensé "des bombardements de zones industrielles", notamment à Kramatorsk. 

L'AFP a de son côté constaté les destructions causées par un missile tombé en fin de matinée dans un petit jardin entouré de barres d'immeubles de Kramatorsk. "A ce stade, nous avons un mort", a déclaré à l'AFP Igor Ieskov, chargé de communication à la mairie de la ville, tandis qu'un haut responsable de la police a fait état de six blessés.

L'Ukraine veut davantage de systèmes d'artillerie de précision

Le ministre de la Défense ukrainien a demandé à l'Occident de fournir considérablement plus de systèmes d’artillerie de précision. Oleksiy Reznikov affirme qu'ils pourraient "changer la donne sur le champ de bataille" et permettre une contre-offensive face aux soldats russes.

Depuis mi-juin, les Etats-Unis ont livré plusieurs systèmes d’artillerie de précision Himars d’une portée de 80 km, et doivent en livrer d’autres. "Ces systèmes nous ont permis de détruire une trentaine de postes de commandement et d’entrepôts de stockage de munitions, a déclaré le ministre. Pour une contre-offensive efficace, nous aurions besoin d’au moins 100 [Himars], je pense."

Une prime de 100 dollars pour dénoncer les collaborateurs des Russes

La région de Mykolaïv, située dans le sud de l'Ukraine, propose une prime de 100 dollars pour celles et ceux qui aideront à identifier les collaborateurs des Russes. Sur son compte Telegram, le gouverneur Vitali Kim invite à fournir les informations sur "ceux qui révèlent aux occupants les lieux de déploiement des troupes ukrainiennes" ou les aident à établir les coordonnées des cibles potentielles de bombardements. "Après des vérifications minutieuses et la confirmation des informations fournies, vous recevrez une prime de 100 dollars", écrit-il. 

Le gouverneur a par ailleurs indiqué qu'il envisageait de "fermer" la ville de Mykolaïv pour quelques jours afin de neutraliser les traîtres et les collaborateurs des Russes. "Nous voulons y mettre un terme. Nous envisageons des mesures concernant le couvre-feu. Nous disposons d'une base de données importante. Nous allons fermer la ville pour quelques jours, nous irons frapper à la porte des mauvaises personnes", a-t-il dit au média Khodorkovski live.

Le Parlement ukrainien vote le limogeage du chef des services de sécurité et de la procureure générale

Les voilà relevés de leurs fonctions. Le Parlement ukrainien a voté mardi le limogeage du chef des services de sécurité (SBU), Ivan Bakanov, et de la procureure générale, Iryna Venediktova. Andriy Smirnov, chef adjoint de la présidence, avait précisé lundi qu'il s'agissait "d'éviter toute influence de ces deux responsables sur les enquêtes criminelles contre des membres des services de sécurité et du parquet suspectés de coopération avec la Russie".

Plus de 650 enquêtes pour "haute trahison" et "collaboration" avec Moscou visent des collaborateurs du parquet et des forces de l'ordre ukrainiennes, ce qui soulève "des questions très sérieuses" au sujet du travail des deux dirigeants, a souligné le président Volodymyr Zelensky.

La France va livrer ses six canons Caesar supplémentaires à l'Ukraine

Ils sont "en route". Les six canons Caesar supplémentaires, fleurons de l'artillerie française promis par Emmanuel Macron mi-juin, vont bientôt arriver en Ukraine, a déclaré la cheffe de la diplomatie française, Catherine Colonna. En revanche, interrogée devant la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, elle n'a pas précisé la date prévue d'arrivée sur le sol ukrainien de ce renfort qui avait été annoncé par le chef de l'Etat français le 16 juin lors de sa visite à Kiev. Douze canons Caesar ont "d'ores et déjà été livrés" et "les six autres sont en route", a-t-elle annoncé devant la commission.

Vladimir Poutine est arrivé en Iran

Le président russe a posé le pied à Téhéran, mardi. Il doit discuter avec ses homologues iranien et turc sur le conflit en Syrie, mais aussi sur la guerre en Ukraine. La télévision d'Etat iranienne a montré en direct les images de l'arrivée du chef d'Etat.

Vladimir Poutine a d'ailleurs évoqué des progrès dans les négociations pour l'exportation des céréales d'Ukraine via la mer Noire et remercié son homologue turc Recep Tayyip Erdogan pour sa "médiation" dans ce dossier. L'objectif est de faire sortir quelque 20 millions de tonnes de céréales bloquées dans des silos ukrainiens, dont Kiev et les Occidentaux accusent Moscou de bloquer l'exportation, au risque de provoquer une crise alimentaire mondiale.

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