Cet article date de plus d'un an.

Guerre en Ukraine : ce qu'il faut retenir de la conférence de presse de clôture du sommet de Versailles avec les 27 dirigeants européens

"Nous sommes prêts à adopter d'autres sanctions, toutes les options sont sur la table", a affirmé Emmanuel Macron, vendredi, aux côtés des dirigeants européens.

Article rédigé par franceinfo
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen (droite), Emmanuel Macron (centre) et Charles Michel, le président du Conseil européen, lors de la conférence de presse de clôture du sommet de Versailles, le 11 mars 2022. (LUDOVIC MARIN / AFP)

"Nous maintenons la pression sur la Russie", a assuré Emmanuel Macron, vendredi 11 mars, à l'issue du sommet de Versailles. "Il y a une guerre sur le terrain mais nous ne sommes pas en guerre", a-t-il répété, lors de ce rendez-vous de crise sur la guerre en Ukraine. Le président français a tenu une conférence de presse avec Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, et Charles Michel, le président du Conseil européen. Franceinfo revient sur les principaux éléments à retenir de ce sommet auquel les dirigeants des 27 Etats membres de l'Union européenne ont participé.

>> Retrouvez les dernières informations sur la guerre en Ukraine dans notre direct

"L'Ukraine fait partie de la famille européenne"

C'est ce qu'a déclaré Ursula von der Leyen, affirmant que les destins de l'Ukraine et de l'Union européenne étaient "liés", avant de qualifier l'offensive russe "d'attaque contre les démocraties". L'Ukraine a déposé au début du mois de mars une candidature dans l'espoir de rejoindre "sans délai" le bloc des Vingt-Sept.

"Le chemin vers notre Europe est ouvert aux Ukrainiens, a abondé Emmanuel Macron. Leur combat pour la démocratie et les valeurs qui nous rassemblent a démontré que l'Ukraine appartient bien à notre famille européenne." Pas question pourtant d'intégrer en urgence l'Ukraine à l'Union européenne. "Pouvons-nous avoir une procédure exceptionnelle et accélérée avec un pays en guerre ? La réponse est non", a annoncé en conférence de presse Emmanuel Macron. "Il n'existe pas de procédure rapide", avait déjà déclaré le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, jeudi.

500 millions d'euros supplémentaires pour aider militairement l'Ukraine

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, avait évoqué dès vendredi matin cette rallonge de 500 millions pour soutenir l'Ukraine. "L'orientation a été prise d'ajouter 500 millions d'euros" à la première enveloppe du même montant, a déclaré Charles Michel, le président du Conseil européen.

Les financements proviennent de la "Facilité européenne pour la paix", un fonds doté de 5 milliards d'euros. Il est abondé par les Etats membres hors du budget communautaire. Les dirigeants européens ont souligné que le soutien de l'Union européenne à l'Ukraine n'était pas seulement militaire mais également économique et humanitaire.

Un nouveau train de sanctions à venir contre la Russie

Un nouveau volet de sanctions est bien en préparation, même si aucun détail n'a été donné sur son contenu. "Nous allons adopter un quatrième paquet de sanctions qui permettra d'isoler encore plus la Russie de l'économie mondiale", a déclaré Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne.

"Nous sommes prêts à adopter d'autres sanctions, toutes les options sont sur la table", a ajouté Emmanuel Macron. "Nous sommes prêts à sanctionner au-delà de ce qui a été fait", a insisté le président français. "Nous ferons tout ce que nous considérons efficace et utile pour stopper la Russie dans ce chemin de l'agression."

L'Europe et l'Afrique seront "très profondément déstabilisées" sur le plan alimentaire

L'Ukraine étant l'un des grands producteurs mondiaux de blé, l'Europe et l'Afrique "seront très profondément déstabilisées sur le plan alimentaire", d'ici un an, a averti Emmanuel Macron. "Il nous faut réévaluer nos stratégies de production pour défendre notre souveraineté alimentaire et protéinique, en Européens, mais aussi réévaluer une stratégie à l'égard de l'Afrique, sans quoi plusieurs pays en Afrique seront touchés dans la période de douze à dix-huit mois (...) en raison de ce qui ne peut être planté en ce moment même", a-t-il précisé.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.