Crise en Ukraine : les troupes russes resteront en Biélorussie pour des manœuvres militaires, selon Minsk

La Biélorussie et la Russie ont décidé de "poursuivre l'inspection des forces" du fait de la flambée de violences dans l'est de l'Ukraine. Ces exercices militaires conjoints devaient initialement prendre fin dimanche.

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Une photographie du ministère de la Défense russe montrant des exercices militaires conjoints entre les soldats russes et biélorusses, en Biélorussie, le 19 février 2022. (EYEPRESS NEWS / SHUTTERSTOCK / SIPA)

La Biélorussie a annoncé, dimanche 20 février, la poursuite des exercices militaires conjoints avec la Russie sur son territoire, aux frontières de l'Ukraine. Moscou avait auparavant déclaré que ses soldats se trouvant en Biélorussie pour des manœuvres militaires depuis le 10 février se retireraient à l'issue de ceux-ci, dimanche. Selon le décompte des Etats-Unis, 30 000 militaires russes se trouvent en Biélorussie.

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A la place d'un retrait, le ministère de la Défense biélorusse a annoncé que Minsk et Moscou avaient décidé de "poursuivre l'inspection des forces" du fait de la flambée de violences dans l'est de l'Ukraine, où les forces de Kiev combattent des séparatistes prorusses.

Vladimir Poutine assure de "son intention de retirer ses troupes"

De son côté, le président russe a redit à son homologue français Emmanuel Macron "son intention de retirer ses troupes" de la Biélorussie "au terme des exercices en cours", a déclaré l'Elysée à l'issue d'un entretien téléphonique entre les deux dirigeants dimanche. "Il va falloir vérifier tout cela, cela peut prendre un peu de temps", a ajouté la présidence française, tout en "constatant que les déclarations des autorités biélorusses ne coïncident pas avec les propos du président Poutine".

La Russie est déjà accusée par les Occidentaux, malgré plusieurs annonces de retrait militaire, d'avoir massé 150 000 soldats aux frontières de l'Ukraine, en Russie et en Biélorussie, en vue d'une invasion que les Etats-Unis et d'autres pays présentent comme imminente. Moscou se défend de tout projet d'invasion mais réclame des garanties pour sa sécurité, dont la promesse que l'Ukraine n'intègrera jamais l'Otan et la fin du renforcement des forces de l'Alliance à ses frontières, autant de demandes que les Occidentaux ont rejetées.

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