Accord post-Brexit : l'opposition britannique annonce qu'elle votera en faveur du texte

Si l'accord sur la relation commerciale entre le Royaume-Uni et l'UE s'appliquera de façon provisoire à partir du 1er janvier, il doit encore passer plusieurs étapes pour être pleinement validé.

Keir Starmer, leader de l\'opposition britannique, à la Chambre des communes le 2 décembre 2020.
Keir Starmer, leader de l'opposition britannique, à la Chambre des communes le 2 décembre 2020. (JESSICA TAYLOR / UK PARLIAMENT)
Ce qu'il faut savoir

Ils l'ont fait ! Les négociateurs européens et britanniques sont parvenus à un accord sur les relations commerciales post-Brexit, jeudi 24 décembre. Il devra être approuvé par les chefs d'Etat au sein du Conseil de l'Europe, et devrait ensuite entrer en application provisoire à partir du 1er janvier, alors que les conséquences d'une sortie sans accord étaient redoutées.

Pour entrer définitivement en vigueur, il devra cependant être voté au Parlement européen, dont le président a annoncé qu'il ne serait pas étudié avant 2021. Et les députés britanniques devront aussi se prononcer sur le texte, ce qui ressemble à une formalité : "Le parti travailliste l'acceptera et votera en sa faveur", a annoncé Keir Starmer, le chef du parti, principale force d'opposition.

"Nous avons repris le contrôle de nos lois et de notre destin", s'est félicité Boris Johnson dans une conférence de presse à Downing Street. "Nous serons vos amis, vos alliés et votre premier marché", a-t-il lancé à destination de l'Europe.

"Nous avons un bon accord (...) juste et équilibré", a salué la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, estimant qu'il allait permettre de "poser les bases solides pour un nouveau départ avec ami de longue date". Michel Barnier, négociateur en chef de l'UE, a cependant concédé des "regrets", notamment sur le départ des Britanniques du programme Erasmus.

 Sur la pêche, un compromis trouvé. L'accord prévoit que la période de transition pendant laquelle les Européens pourront pêcher dans les eaux britanniques sans contrainte durera cinq ans et demi - l'UE espérait quatorze ans.

 Les réactions se multiplient. "L’unité et la fermeté européennes ont payé"a réagi Emmanuel Macron sur Twitter. "Je suis très confiante dans le fait que nous avons ici un bon résultat", a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel dans un communiqué. "L'accord commercial est vraiment bienvenu", a tweeté l'ancien Premier ministre britannique David Cameron, qui avait décidé de l'organisation du référendum sur le Brexit bien qu'y étant opposé. 

L'Ecosse remet l'indépendance sur la table. Il est temps qu'elle devienne une "nation européenne indépendante", a déclaré la Première ministre écossais Nicola Sturgeon, opposée au Brexit, en réaction à cet accord.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #BREXIT

23h05 : Il est 23 heures, faisons un rappel des principaux titres avant d'éteindre la lumière :

• Jusqu'au bout du suspense. Londres et Bruxelles ont finalisé l'accord commercial post-Brexit qu'ils négociaient depuis dix mois. "Nous avons repris le contrôle de notre destin", se félicite Boris Johnson. Voici ce que l'on sait du contenu du texte.

• Avec ce texte de 2 000 pages, "les deux parties sont gagnantes", analyse auprès de franceinfo Elvire Fabry chercheuse de l'institut Jacques Delors. Selon elle, "cet accord donne un cadre pour une coopération future, ce qui est très important".

Santé publique France annonce avoir comptabilisé 21 634 nouveaux cas de contamination au Covid-19 en 24 heures. L'agence sanitaire précise que "le nombre de cas confirmés communiqué ce jour intègre le rattrapage de données de la veille qui n’avaient pu être intégrées".

• Le PSG a annoncé qu'il se séparait de son entraîneur Thomas Tuchel. "Avec le palmarès et ce qu'il a fait au PSG, méritait sûrement un meilleur sort que d'apprendre ça la veille de Noël", s'étonne auprès de franceinfo Jean-Michel Moutier, ancien directeur sportif du Paris Saint-Germain. Luis Fernandez, ancien entraîneur du PSG, se dit lui aussi surpris : "Vraiment, je ne m'attendais pas à ce limogeage.

22h39 : Selon le ministère de la Mer, ce plan d'accompagnement prévoit également de compenser sur une période limitée une partie des pertes du chiffre d'affaires des entreprises dépendantes des eaux britanniques. Plusieurs mesures de moyen et long terme sont également annoncées :

• l'extension de l'activité partielle de longue durée pour les salariés des entreprises dépendantes des eaux britanniques,

• une aide à la restructuration au titre du plan de sauvegarde de l'emploi de l'entreprise,

• la possibilité de "faire valider les acquis de l'expérience ou des reconversions dans le secteur maritime".

22h32 : Le ministère français de la Mer dévoile plusieurs mesures du plan d'accompagnement des pêcheurs et mareyeurs. Ils "pourront bénéficier d'une aide forfaitaire pouvant aller jusqu'à 30.000 euros en fonction de leur dépendance aux produits capturés dans les eaux britanniques", indique le ministère dans un communiqué. "Le gouvernement présentera très prochainement le plan complet d'accompagnement des pêcheurs français", assure la ministre de la Mer Annick Girardin dans ce document.

22h22 : Le Premier ministre britannique Boris Johnson partage une vidéo dans laquelle il souhaite un joyeux Noël aux habitants du Royaume-Uni. Et il en profite pour brandir l'accord de 2 000 pages conclu entre Londres et Bruxelles (vers 2m40). Il répète que les membres de l'Union européenne sont des "partenaires" et des "amis".

21h02 : Michel Barnier, négociateur en chef de l'Union pour le Brexit, était tout à l'heure l'invité du "20 heures" de France 2 après l'annonce d'un accord conclu entre Londres et Bruxelles. Retrouvez son interview.

(FRANCE 2)

20h51 : "Nous restons dans une situation difficile parce que le Brexit, c'était une erreur."


Dominic Grieve ne crie pas victoire. "Nous allons découvrir l'année prochaine que, même avec cet accord, il y aura des obstacles pour le libre-échange", assure l'ancien député conservateur auprès de franceinfo. Selon lui, contrairement à ce qu'affirme Boris Johnson, les Britanniques n'ont pas "repris le contrôle de leur destin".

20h48 : Le président des pêcheurs bretons évoque un accord "gagnant-gagnant" pour la pêche. Mais Olivier Le Nezet reste en alerte. Sur franceinfo, il dit attendre que la ministre de la Mer et le président de la République donnent "des éléments très précis", car il estime que "dans un accord global, le diable se niche dans les détails". "On peut se féliciter d'un accord", mais il faut voir "ce qui existe dans cet accord et quelles sont les négociations qui vont être impactantes pour la filière".

20h29 : Comment interpréter cette phrase du communiqué : "Il nous faut à présent vérifier que nos points essentiels ont été pleinement pris en compte" ? Les gouvernements des 27 savent-ils ce que contient l'accord (qui fait 2 000 pages) ? Interrogé dans le "20 heures" de France 2, Michel Barnier assure avoir informé en continu les exécutifs des 27, tout en faisant cette mise en garde : "Il n'y a pas beaucoup de surprises mais c'est vrai qu'il faut regarder les choses dans les détails."

20h27 : "Des progrès importants ont pu être obtenus, y compris dans les toutes dernières heures. Il nous faut à présent vérifier que nos points essentiels ont été pleinement pris en compte", écrivent le ministre de Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, dans un communiqué.

20h21 : "Il n'y a pas de gagnant dans le Brexit, c'est perdant-perdant", déclare Michel Barnier, négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit, qui évoque "neuf mois de négociations très dures", dans le journal de 20 heures de France 2.



(FRANCE 2)

20h12 : Des éléments restent en suspens et ne sont pas réglés par cet accord commercial :

• Le texte ne concerne pas les services financiers, qui font de Londres la seule place à rivaliser avec New York.

• Les pourparlers n'ont pas été l'occasion pour Londres et Bruxelles de s'accorder sur une politique étrangère, de défense et de développement commune.

• Le Premier ministre espagnol a souligné que les négociations se poursuivaient pour préserver la libre circulation des biens et des personnes entre l'Espagne et Gibraltar, enclave britannique sur la péninsule ibérique.

20h10 : Un mécanisme pour arbitrer les différends est mis en place. Si le Royaume-Uni ou l'UE ne respecte par le traité, un mécanisme contraignant de règlement des différends, comme il en existe dans la plupart des accords commerciaux, sera chargé de trancher les litiges.

20h09 : Le Royaume-Uni et l'UE s'engagent à respecter des conditions de concurrence équitables. Et si l'une des deux parties manque à ses obligations en la matière, il sera possible de prendre "des mesures correctives", comme instaurer des droits de douane.

20h08 : Le texte neprévoit aucun droits de douane sur les biens. Comme prévu, l'UE offre avec cet accord un accès inédit à son immense marché de 450 millions de consommateurs, sans droit de douane ni quota, pour "tous les biens qui respectent les règles d'origine appropriées". Du jamais vu pour un accord commercial.

20h07 : Sur la pêche, le compromis est complexe. L'accord prévoit finalement qu'au terme d'une période de transition de cinq ans et demi, jusqu'en juin 2026, les pécheurs de l'Union européenne devront chaque année reverser au Royaume-Uni une somme équivalant à 25% de leurs prises dans les eaux britanniques (soit 160 millions d'euros environ).

20h04 : Londres et Bruxelles ont annoncé un accord commercial qui régira leurs relations économiques à partir du 1er janvier. Nous résumons dans cet article ce que l'on sait de ce texte de 2 000 pages.




(PAUL GROVER / AFP)

22h09 : Il est 20 heures, faisons un nouveau rappel des principaux titres :

In extremis. Londres et Bruxelles ont finalisé l'accord commercial post-Brexit qu'ils négociaient depuis dix mois. "Nous avons repris le contrôle de notre destin", se félicite Boris Johnson. Voici ce que l'on sait du contenu du texte.

• Plusieurs étapes se dressent face à cet accord. L'opposition britannique annonce qu'elle votera en faveur du texte. Il être ensuite approuvé par les chefs d'Etat au sein du Conseil de l'Europe, et devrait ensuite entrer en application provisoire à partir du 1er janvier. Suivez la situation dans notre direct.

Santé publique France indique avoir comptabilisé 21 634 nouveaux cas de contamination au Covid-19 en 24 heures. L'agence sanitaire fait également état de 292 nouveaux décès en milieu hospitalier sur le même laps de temps.

• Thomas Tuchel a été licencié par le PSG, propriété de Qataris, a appris franceinfo de sources proches du club parisien. Le technicien allemand de 47 ans était arrivé au PSG en 2018. Il est limogé à 6 mois de la fin de son contrat, qui courait jusqu'en juin 2021.

19h27 : "En cas de 'no deal', on partait sur des frictions et un manque de visibilité maximum sur tous les dossiers, rappelle Elvire Fabry.On précipitait tous les acteurs économiques et tous les citoyens qui ont un lien avec le Royaume-Uni dans l'inconnu total." Avec cet accord, "on s'est occupé du plus urgent". Selon la spécialiste, il "va créer un esprit de coopération plus fort que si nous étions restés sur un scénario de 'no deal', qui aurait détérioré encore plus le peu qu'il restait de confiance mutuelle".

19h22 : "Les deux parties sont gagnantes."

Elvire Fabry, chercheuse en charge de la politique commerciale et du Brexit à l'institut Jacques Delors, décrypte pour franceinfo l'accord conclu entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.








(COMMISSION EUROPEENNE / AFP)

19h18 : Nigel Farage, europhobe et ancien député européen, qui a joué un rôle déterminant dans le Brexit, commente la conclusion de l'accord entre Londres et Bruxelles. Il estime sur Twitter qu'il s'agit d'un "grand moment", même si "l'accord n'est pas parfait". Nigel Farage avait reconnu avoir menti durant sa campagne en faveur du Brexit, en 2016.

18h46 : Bonsoir @papanoel. Oui, comme vous pouvez le constater par ici, Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France, a bien écrit son message sur Twitter avec des "@". Cela permet de mentionner les comptes Twitter des personnalités ou instances concernées.

18h46 : Bonsoir FI. Xavier Bertrand a-t-il vraiment écrit @gouvernement, @UE, @région....A mon avis il doit savoir écrire en français...donc sans parsemer de@.Joyeux Noël @ vous!

18h49 : "Quand cet accord viendra devant le Parlement, le Parti travailliste l'acceptera et votera pour", déclare Keir Starmer, le chef des députés travaillistes britanniques, lors d'une conférence de presse. "Nous acceptons cet accord, mais ses conséquences sont les vôtres et rien que les vôtres", ajoute-t-il en s'adressant à Boris Johnson et à son gouvernement. Le Premier ministre britannique dispose d'une confortable majorité au Parlement.

18h14 : Malgré l'accord, "il y aura de vraies conséquences économiques et humaines pour nos pêcheurs", commente Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France, qui réclame "un plan d’action".

18h10 : Les députés britanniques sont convoqués le 30 décembre, à la veille de la rupture définitive du Royaume-Uni et de l'Union européenne. Ils doivent débattre de l'accord commercial conclu entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

18h02 : Bonsoir . Voici l'intégralité du discours du Premier ministre britannique Boris Johnson à la suite de l'annonce de l'accord commercial entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.


La prise de parole de Michel Barnier a été postée un peu plus tôt dans ce direct et elle est disponible par ici.

18h02 : Le discours de Boris Johnson ou Michel Barnier seront-ils disponibles en intégralité sur FI ?

17h31 : "Ces négociations ont été dures mais l'accord permet à la Manche de rester un espace pacifié de pêche", réagit sur Twitter Annick Girardin, ministre de la Mer.

17h33 : Ils ne seront pas demain matin au pied du sapin sous un tas de papier cadeau. Les ambassadeurs des 27 pays de l'Union européenne se réuniront demain à 10h30 pour commencer à examiner l'accord conclu entre l'UE et la Royaume-Uni, indique un porte-parole de la présidence du Conseil européen, assumée par l'Allemagne.

17h23 : "Nous avons repris le contrôle de nos lois et de notre destin." Voici un extrait de la conférence de presse tenue par le Premier ministre britannique Boris Johnson après l'annonce d'un accord commercial entre l'Union européenne et le Royaume-Uni.

17h19 : Anne-Elisabeth Moutet, éditorialiste au Daily Telegraph, se dit "très amusée" par les premiers commentaires au Royaume-Uni et en France. Tout le monde estime avoir gagné, résume-t-elle. Elle a réagi tout à l'heure sur franceinfo.

17h10 : Erasmus sacrifié ! Il y a de quoi en pleurer. Que de déceptions pour la jeunesse britannique. Je les plains.

17h10 : Michel Barnier a annoncé lors de sa prise de parole que le gouvernement avait "décidé de ne pas participer au programme d'échange Erasmus". Le Premier ministre britannique Boris Johnson a évoqué une "décision difficile". Une annonce qui fait déjà réagir dans les commentaires.

17h04 : "L’unité et la fermeté européennes ont payé. L’accord avec le Royaume-Uni est essentiel pour protéger nos citoyens, nos pêcheurs, nos producteurs", réagit à son tour Emmanuel Macron, sur Twitter.

17h03 : L'accord apporte "de la confiance aux entreprises" et contribue à "maintenir le flux des échanges", estime Theresa May.

17h01 : Theresa May et David Cameron, anciens Premiers ministres britanniques, réagissent à l'annonce de cet accord. "L'accord commercial est vraiment bienvenu", constituant "une étape indispensable pour construire une nouvelle relation avec l'UE comme amis, voisins et partenaires", écrit David Cameron sur Twitter.

16h59 : Le Parlement européen se prononcera "au cours de la nouvelle année" sur l'accord entre l'Union européenne et la Grande-Bretagne, indique son président, David Sassoli. Le Parlement européen "regrette que la durée des négociations et le caractère in extremis de l'accord ne permettent pas un véritable contrôle parlementaire avant la fin de l'année", remarque-t-il dans un communiqué.

16h50 : Continuons le rattrapage avec la prise de parole de Michel Barnier, le négociateur en chef pour l'Union européenne. Il a souligné qu'il y aurait, malgré cet accord, "de vrais changements" au 1er janvier "pour beaucoup de citoyens et d'entreprises". "C'est la conséquence du Brexit", a-t-il insisté.

16h46 : Vous l'avez peut-être manquée tout à l'heure, voici la prise de parole d'Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. "Cet accord est équitable, équilibré et juste", a-t-elle notamment déclaré.