Vidéo Accord post-Brexit : "Aujourd'hui est un jour de soulagement teinté de tristesse", réagit le négociateur de l'UE, Michel Barnier

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Accord post-Brexit : la déclaration de Michel Barnier
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France Télévisions

S'exprimant après l'annonce d'un accord entre Londres et Bruxelles, il a salué l'achèvement d'un texte "sans précédent", mais a regretté quelques points de l'accord, notamment la sortie du Royaume-Uni du programme étudiant Erasmus.

Il est un des grands architectes de l'accord commercial entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Le Français Michel Barnier, négociateur en chef de l'UE, a dressé le bilan de l'issue des pourparlers, dimanche 24 décembre, lors d'une conférence de presse avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Et il a exprimé quelques regrets.

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"Aujourd'hui est un jour de soulagement, mais teinté de tristesse, si l'on compare ce qu'il y avait avant et ce qu'il y a devant nous", a-t-il reconnu. Il y aura "de vrais changements" au 1er janvier malgré cet accord, a prévenu le négociateur.

Il a notamment confié son "regret" face au refus de Londres de continuer de participer au programme d'échange d'étudiants Erasmus, et a estimé que "l'ambition en termes de mobilité des citoyens" du texte n'est "pas à la hauteur de nos liens historiques". "Là encore, c'est le choix du gouvernement britannique", a-t-il ajouté.

"Un commerce libre et juste"

Michel Barnier a également déploré "que le gouvernement britannique n'ait pas voulu négocier, en tout cas pas pour le moment, un accord sur la politique étrangère, la défense et le développement".

Il a cependant affirmé que le texte permettrait "un commerce libre et juste, sans tarifs ni quotas". Et s'est félicité d'avoir, "dans un temps très court" de neuf mois de négociations, réussi à conclure un accord "dont le champ est sans précédent" au regard des domaines concernés : "Les transports ariens, routiers, l'énergie, la lutte contre le changement climatique, la pêche..."

Sur ce dernier point, un des plus épineux des négociations, le compromis entre les deux parties assure "une base d'accès réciproque aux eaux et ressources, avec une nouvelle répartition des quotas et opportunités de pêche". "L'Union européenne sera présente au côté des pêcheurs européens", a promis le négociateur, qui s'est dit conscient que l'accord leur "demandera des efforts".

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