Grèce : la balle est dans le camp de Tsipras

Le Premier ministre grec a reçu une offre de l'Eurogroupe, mais il n'est pas d'accord avec certaines contraintes. Le point avec France 3.

FRANCE 3
Il n'y a toujours pas d'accord, ce vendredi 26 juin, entre la Grèce et ses créanciers européens. Demain, l'Eurogroupe se réunira à nouveau. Alexis Tsipras a reçu une proposition d'aide de 15 milliards d'euros. Néanmoins, le chef du gouvernement grec bloque sur certains points et évoque une forme de chantage de l'Europe.

Alexia Kefalas, correspondante de France 3 à Athènes, développe : "Alexis Tsipras ne veut pas que la prolongation du programme actuel se tienne jusqu'au mois de novembre, mais plutôt jusqu'en mars 2016. Ensuite, le Premier ministre ne veut pas de contrôles tous les mois en Grèce ou à Bruxelles de la part de ses créanciers".

Peu de marge de manoeuvre avec Syriza

Alexis Tsipras doit aussi ménager son parti Syriza. Sa marge de manœuvre est "très étroite", commente la reporter. Le Premier ministre est rentré à Athènes pour prendre le pouls auprès de ses ministres et mesurer quelle serait la réaction en Grèce si un accord était trouvé. Quelques frondeurs ont besoin d'être convaincus dans le camp de Tsipras. Ce dernier devrait y parvenir. "Reste à savoir ce qui se passera au dernier moment", conclut Alexia Kefalas.
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Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, au sommet européen à Bruxelles, le 26 juin 2015.
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, au sommet européen à Bruxelles, le 26 juin 2015. (PHILIPPE WOJAZER / REUTERS)