VIDEO. Espionnage américain : "Entre amis, on ne fait pas ça", estime François Rebsamen

Le ministre du Travail juge "grave" l'écoute des présidents français par les Etats-Unis, mais n'est pas surpris.

FRANCE INFO

Grave, mais pas si surprenant. Sur France Info, mecredi 24 juin, François Rebsamen était sur la même longueur d'ondes que beaucoup de ses confrères concernant les révélations de WikiLeaks sur les renseignements américains, qui auraient écouté les communications des trois derniers présidents français.

"Entre amis, on ne fait pas ça", juge François Rebsamen, pour qui les pratiques de la NSA, l'agence de sécurité américaine, sont "graves" et "anormales". "Il faut se protéger de ce genre de choses", a-t-il estimé. Comme beaucoup d'observateurs, le ministre du Travail a aussi noté que les Etats-Unis assuraient, mercredi matin, ne pas écouter François Hollande, mais ne niaient pas l'avoir fait dans le passé.

"Le mieux : ne pas dire des choses secrètes au téléphone"

Ce qui ne veut pas dire que François Rebsamen est tombé des nues en lisant Libération ou Mediapart, qui ont révélé l'affaire en collaboration avec WikiLeaks. Il a rappelé que l'on savait déjà qu'Angela Merkel avait été placée sur écoute par les mêmes services de renseignement américains. Lui-même reconnaît qu'il était déjà prudent : "Le mieux, quand on a des choses secrètes à se dire, c'est de ne pas se les dire au téléphone".

Le ministre du Travail, François Rebsamen, sur France Info, le 24 juin 2015.
Le ministre du Travail, François Rebsamen, sur France Info, le 24 juin 2015. (FRANCE INFO)