DIRECT. Obama a "réitéré" à Hollande "son engagement ferme" contre tout espionnage de ses alliés

La NSA a espionné les trois derniers présidents français, selon des documents confidentiels publiés par "Libération" et Mediapart, en collaboration avec WikiLeaks.

Barack Obama et François Hollande, le 24 septembre 2014 à l\'ONU, à New York (Etats-Unis).
Barack Obama et François Hollande, le 24 septembre 2014 à l'ONU, à New York (Etats-Unis). (KEVIN LAMARQUE / REUTERS)
Ce qu'il faut savoir

Après les révélations sur l'espionnage, par la NSA américaine, de Jacques Chirac, de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, le président de la République "a appelé le président Obama cet après-midi, à propos des divulgations des fiches de la NSA dans la presse française sur des écoutes effectuées entre 2006 et 2012", indique un communiqué de l'Elysée, mercredi 24 juin.

"L’échange a été l’occasion d’une mise au point sur les principes qui doivent gouverner les relations entre alliés en matière de renseignement. Le président Obama a réitéré sans ambiguïté son engagement ferme, intervenu en novembre 2013 après l’affaire Snowden, et déjà rappelé lors de la visite d’Etat de février 2014, d’en terminer avec les pratiques qui ont pu avoir lieu dans le passé et qui étaient inacceptables entre alliés", précise l'Elysée. 

 Le Conseil de défense réuni en urgence mercredi matin par François Hollande a condamné des "faits inacceptables", mercredi 24 juin. Ces écoutes "ont déjà donné lieu à des mises au point entre les Etats-Unis et la France. (...) Des engagements avaient été pris par les autorités américaines. Ils doivent être rappelés et strictement respectés", écrit la présidence dans un communiqué.

 L'ambassadrice des Etats-Unis en France convoquée par le Quai d'Orsay. Elle doit être reçue mercredi. Par ailleurs, le coordonnateur national du renseignement français se rendra "dans les jours qui viennent" aux Etats-Unis pour s'entretenir avec l'administration américaine, a indiqué Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement.

Chirac, Sarkozy et Hollande espionnés. Libération et Mediapart, en collaboration avec WikiLeaks, ont révélé, mardi, que les trois présidents français ont été écoutés sur une période allant au moins de 2006 à 2012. Leur entourage était également surveillé, selon les documents consultés.

La Maison Blanche réagit"Nous ne ciblons pas et nous ne ciblerons pas les communications du président Hollande", a indiqué le porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC), sans autres précisions sur les opérations qui ont pu être menées dans le passé.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #ESPIONNAGE

20h34 : "C'est le début d'une série. Les documents les plus importants restent à venir."

Interrogé par TF1 depuis l'ambassade d'Equateur à Londres où il est réfugié, Julian Assange assure que d'autres documents internes à la NSA portant sur l'espionnage américain en France vont être publiés prochainement.

19h15 : François Hollande et ses deux prédécesseurs à l'Elysée, victimes d'écoutes de la part du renseignement américain, ont-ils été imprudents ? Pas tout à fait, explique notre journaliste Camille Caldini dans un article. Les chefs d'Etat évitent en effet d'évoquer les sujets les plus sensibles au téléphone.



(ALAIN JOCARD / AFP)

18h54 : "Ces pratiques doivent cesser et l'ambassadrice doit nous apporter des réponses."

Laurent Fabius s'est brièvement exprimé après avoir reçu l'ambassadrice américaine en France pour lui demander des explications au sujet des écoutes pratiquées sur les présidents français par la NSA. Rien de bien concret ne semble être sorti de cette entrevue.

18h47 : Détrompez-vous, @Tabatium alias ium ! Les Etats-Unis ont déjà dû s'expliquer après des accusations d'espionnage envers Angela Merkel, mais aussi envers la Brésilienne Dilma Roussef et le Mexicain Enrique Peña Nieto.

18h46 : Je me demande pourquoi les Etats-Unis ont espionné les trois président Français et pas d'autres dirigeants...

17h43 : François Hollande et Barack Obama ont échangé par téléphone cet après-midi à la suite des révélations sur l'espionnage américain.

Le président américain "a réitéré sans ambiguïté son engagement ferme, intervenu en novembre 2013 après l'affaire Snowden, (...) d'en terminer avec les pratiques qui ont pu avoir lieu dans le passé et qui étaient inacceptables entre alliés", détaille un communiqué de l'Elysée. Des responsables français du renseignement seront prochainement reçus à Washington pour approfondir la coopération.

17h39 : Barack Obama a "réitéré sans ambiguïté" à François Hollande "son engagement ferme" contre tout espionnage, selon un communiqué de l'Elysée.

16h24 : Devant les députés, Manuel Valls réclame "un code de bonne conduite". Le Premier ministre estime que "les Etats-Unis doivent tout faire et vite pour réparer les dégâts" après les révélations sur l'espionnage américain.

(LCP / FRANCE 3)

16h16 : Notre journaliste Boris Jullien est toujours à la salle des quatre colonnes de l'Assemblée nationale, où il recueille les réactions des députés.

15h44 : La France ne pratique pas ce genre de pratique avec ses "alliés". Ben alors soit on est bien naïfs de ne pas le faire, soit notre premier représentant est est sacré menteur... !

15h43 : Un "code de bonne conduite"? Cela prouve que l'état est incapable de prendre de vraies mesures aussi bien sur la sécurité que la diplomatie. Et on va demander gentiment aux USA d'appliquer ce code?

15h43 : Vous réagissez aux déclarations de Manuel Valls sur l'espionnage américain.

15h42 : "Il est souhaitable qu'entre pays alliés un code de bonne conduite soit établi en matière de renseignement et de respect de la souveraineté politique."

Manuel Valls condamne fermement l'espionnage américain à l'occasion des questions à l'Assemblée. "Les Etats-Unis doivent tout faire pour réparer" les dégâts liés aux révélations, estime le Premier ministre.

15h15 : Manuel Valls réclame des garanties aux Etats-Unis et la mise en place d'un "code de bonne conduite" entre alliés.

15h14 : "Ces informations sont très graves, ces pratiques sont inacceptables entre deux pays amis de longue date."

Manuel Valls condamne fermement l'espionnage américain et assure que la France ne pratique pas ce genre de pratique envers ses alliés.

15h12 : Les questions au gouvernement ont commencé. Elles s'annoncent mouvementées avec les révélations sur l'espionnage américain. Vous pouvez les suivre dans notre direct.

15h03 : Notre journaliste Boris Jullien est à l'Assemblée nationale pour les questions au gouvernement. Il recueille les réactions des députés après les révélations sur l'espionnage américain.

14h39 : "Je sais la position de ceux qui disent 'il faut tout arrêter'. Je rappelle simplement qu'entre l'Europe et les Etats-Unis, il y a beaucoup beaucoup de liens en termes économiques."

Stéphane Le Foll appelle à garder "la mesure", en réponse aux responsables politiques français qui demandent la rupture des négociations du traité de libre échange entre l'Europe et les Etats-Unis, après les révélations sur l'espionnage américain. Le ministre de l'Agriculture se rend demain aux Etats-Unis pour une visite de cinq jours consacrée à ce traité.

13h55 : François Hollande a assuré à la délégation parlementaire reçue à l'Elysée qu'il allait demander à Washington de "réitérer ses engagements" sur la fin de l'espionnage et que "la France n'autorise pas cette pratique de ciblage des dirigeants étrangers".

13h52 : François Hollande demande à Washington de "réitérer ses engagements" sur la fin de l'espionnage des autorités françaises, annonce un parlementaire reçu à l'Elysée.

13h47 : La France "ne tolérera aucun agissement mettant en cause sa sécurité", a déclaré l'Elysée ce matin. Ambassadrice américaine convoquée, conseil de défense... Francetv info vous explique comment la France riposte après les révélations sur les écoutes américaines.




(MAXPPP)

13h40 : Un entretien téléphonique est prévu entre François Hollande et Barack Obama "dans les heures qui viennent", annonce sur BFM TV Jean-Pierre Raffarin, le président de la commission des affaires étrangères au Sénat.

13h30 : Est-ce une surprise d'apprendre que les responsables français sont écoutés ? Pas forcément pour François Baroin. L'ancien ministre de l'Economie "avait des doutes" quand il était à Bercy et préférait évoquer "les secrets" de vive voix avec le Président ou le Premier ministre. Mais il juge cet espionnage "scandaleux" de la part d'un allié de la France, et espère "une réponse forte" de François Hollande.


(DAILYMOTION / BFMTV)

13h16 : Et pendant ce temps, sur Twitter, on rit des écoutes de la NSA. Avec le hashtag #WikiLeaksElysee, les internautes se moquent des trois présidents français espionnés par l'agence de sécurité américaine. Francetv info vous propose une sélection.

13h09 : "Le mieux, quand on a des choses secrètes à se dire, c'est de ne pas se les dire au téléphone". Ce matin, sur France Info, le ministre du Travail, François Rebsamen, était sur la même longueur d'ondes que beaucoup de ses confrères à propos des écoutes de la NSA : elles sont "graves" mais pas si surprenantes.

(FRANCE INFO)

12h51 : "Nous savons que les Américains écoutent tout ce qu'il y a d'intéressant", indique Alain Juillet, ancien patron du renseignement français. Il décrypte pour francetv info les révélations de WikiLeaks sur l'espionnage américain.




(REUTERS)

12h43 : Je suis consternée par la réaction de notre gouvernement quand à ce secret de polichinelle : ils bêlent au scandale en cœur et pourtant ils ne se privent pas de nous dire que l'ensemble de notre population doit être mis sur écoute pour son bien. Quant aux stations d'écoutes c'est un fait qui est déjà largement connu, cela n'est en rien une révélation.

13h21 : Honteux que les américains espionnent la France. Nous, Français, nous sommes trop gentils envers cette Etat.

12h42 : Et il va encore en avoir qui vont justifier tout ça en pensant qu'on est pas dans un monde de bisounours. Que tout le monde s'espionne. Et alors c'est normal ? Soit on est un pays indépendant soit on s'écrase. Moi je suis prêt à la guerre pour mon indépendance. Qui est le plus bisounours maintenant?

12h42 : La France est bien naïve. Les américains ont l'esprit de conquête dans leur ADN. Une fois la conquête de l'ouest achevée, ces cow-boys des temps modernes se sont fixés de nouvelles frontières. Ils veulent asseoir une hégémonie politique, culturelle mais surtout économique ( et là, il n'y a plus d'alliés !). Quant aux réseaux diplomatiques, chacun sait que tous sont de véritables nids d'espions. Donc, rien de nouveau!

12h42 : Vous continuez à commenter les révélations de WikiLeaks sur l'espionnage des présidents français par les Américains. Certains s'indignent, d'autres dénoncent la naïveté des politiques.

12h38 : Les écoutes américaines sont "inacceptables" et "incompréhensibles", a réagi ce matin Stéphane Le Foll. Mais le porte-parole du gouvernement tempère : "Ce n'est pas pour autant que l'on va entrer dans une crise" avec les Etats-Unis, estime-t-il, rappelant que la France et son allié ont "des responsabilités dans le monde".

(I-TELE)

12h34 : Le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi résume l'étendue de l'espionnage américain sur les institutions françaises au micro de France Info.

12h06 : Après ces nouvelles preuves d'espionnage de l'Élysée, la France doit se retirer de l'OTAN.

12h06 : La France doit accorder l'asile politique a Edward SNOWDEN !

12h06 : Pourquoi tant de bruit ? Ce n'est pas nouveau, tout le monde sait bien que les USA écoutent leurs "alliés" depuis le plan Marchall... C'est scandaleux mais cessons d'être naïfs et hypocrites. Merci la récupération politique ! #FRANCELEAKS

12h05 : Vous êtes nombreux à proposer que la France prenne des mesures de représailles symboliques après la révélation de l'espionnage mené par les Etats-Unis pendant plusieurs années à l'encontre des chefs d'Etat français. Et aussi à critiquer l'hypocrisie supposée des politiques dans cette affaire.