Écoutes américaines : tout le monde espionne tout le monde

Sur le plateau de France 2, Étienne Leenhardt revient sur les révélations d'espionnage américain.

FRANCE 2

Mercredi 24 juin, Étienne Leenhardt revient sur les révélations de WikiLeaks sur l'espionnage américain des trois derniers présidents français. Pour lui, ces révélations ne sont pas une surprise. "On savait que les services de renseignement américains avaient écouté des dizaines de chefs d'État ces dernières années, y compris d'ailleurs dans des pays amis", déclare-t-il.

Pas d'ami, que des intérêts

"Il n'y a pas d'ami, il n'y a que des intérêts", affirme-t-il sur le plateau de France 2. Dans le cadre d'une négociation politique, "si vous savez avant une réunion cruciale ce que pense l'autre partie pense et bien vous avez un coup d'avance". Très souvent, ces écoutes concernent des dossiers économiques.

Officiellement la France n'aurait pas recours à ces pratiques, en réalité oui. Évidemment, tout le monde espionne tout le monde. "Nos ambassades à l'étranger servent aussi à ça", déclare le journaliste. Mais c'est l'échelle, la force de frappe qui est différente. C'est cet effet de masse de la surveillance électronique, sans distinction du privé et du public, qui exaspère et qui inquiète les autorités françaises.

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Le toit de l'ambassade américaine, à Paris, soupçonné par "Libération" d'abriter une station d'espionnage des télécommunications. (BERTRAND GUAY / AFP)