Pour Laurent Fabius, la COP24 ne va "ni assez vite ni assez loin"

Laurent Fabius avait présidé, en 2015, la COP21, qui avait abouti à l'accord de Paris sur le climat.

Laurent Fabius, le président du Conseil constitutionnel, le 4 octobre 2018, lors d\'une cérémonie marquant le 60e anniversaire de la Constitution de la Ve République à Paris.
Laurent Fabius, le président du Conseil constitutionnel, le 4 octobre 2018, lors d'une cérémonie marquant le 60e anniversaire de la Constitution de la Ve République à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)
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L'ancien président de la COP21, qui avait abouti à l'accord de Paris sur le climat en 2015, porte un regard critique sur la COP24, qui vient de s'achever à Katowice, en Pologne. "Le principal mérite de l'accord de Katowice, c'est qu'il existe malgré un contexte international difficile et qu'il conforte ainsi l'accord de Paris, mais il est clair que la lutte contre le changement climatique ne va ni assez vite ni assez loin."  Voilà l'analyse faite par Laurent Fabius dans un communiqué, dimanche 16 décembre, au lendemain de la fin de cette nouvelle Conférence climat de l'ONU.

Une COP24 sans nouveaux engagements

Samedi, la communauté internationale a en effet doté l'accord de Paris des outils qui lui donneront vie, mais sans s'engager à faire plus et plus vite contre le réchauffement climatique.

Or, pour les scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), dans un monde à +2°C, objectif minimal du pacte climatique de 2015, les effets négatifs seraient bien plus importants que dans un monde à +1,5°C, limite idéale de l'accord. Mais pour rester sous +1,5°C, il faudrait réduire les émissions de CO2 de près de 50% d'ici 2030 par rapport à 2010, alors que les engagements actuels des Etats annoncent un monde à +3°C avec son lot de tempêtes, sécheresses et inondations.