La Biélorussie annonce avoir libéré plus de 1 000 manifestants

Le ministre de l'Intérieur, Iouri Karaev, a présenté ses excuses pour les violences policières commises contre "des passants" non impliqués dans les actions de protestation.

Des personnes manifestent contre la réélection du président Alexandre Loukachenko, le 1er août 2020 à Minsk, en Biélorussie.
Des personnes manifestent contre la réélection du président Alexandre Loukachenko, le 1er août 2020 à Minsk, en Biélorussie. (SERGEI GAPON / AFP)

Les autorités biélorusses ont libéré plus de 1 000 personnes interpellées pendant les manifestations violemment réprimées contre la réélection du président Alexandre Loukachenko, a assuré jeudi 13 août au soir la présidente du Sénat.

"Plus de 1 000 personnes ont été relâchées avec l'obligation de ne pas participer à des manifestations non autorisées", a déclaré Natalia Kotchanova à la télévision publique. De son côté, le ministre de l'Intérieur, Iouri Karaev, a présenté ses excuses pour les violences policières commises contre "des passants" non impliqués dans les actions de protestation, tout en estimant que la situation actuelle en Biélorussie ne relevait pas d'une révolution.

Pour la quatrième nuit consécutive mercredi, les manifestants sont descendus dans la rue pour protester contre la réélection d'Alexandre Loukachenko, après un quart de siècle de règne autocratique. Avec 80% des suffrages exprimés en faveur du président sortant, les Biélorusses dénoncent un scrutin falsifié, d'autant que la principale rivale du président, l'opposante Svetlana Tikhanovskaïa, a revendiqué la victoire avant de fuir vers la Lituanie, dans la nuit de lundi à mardi. Face à ces manifestations, Alexandre Loukachenko a serré la vis et la police a troqué les projectiles en caoutchouc contre des balles réelles, multipliant les arrestations et causant deux morts parmi les manifestants.