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Destruction par Daech d'un temple à Palmyre : l'Unesco dénonce un "crime de guerre"

Les combattants de l'organisation djihadiste Daech ont détruit à l'explosif un temple érigé en l'honneur du dieu solaire Baal Shamin dans la cité antique de Palmyre, vieux de 2.000 ans.
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Radio France
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 (Le site de Palmyre en Syrie, ici en 2009 © Maxppp)

"Nos plus sombres prédictions sont malheureusement en train de se réaliser ", a déploré Maamoun Abdelkarim, le directeur général des Antiquités et des musées de Syrie, en annonçant dimanche soir la destruction du temple. Après avoir conquis Palmyre en mai, les djihadistes "ont commis des exécutions dans le théâtre antique, ont détruit en juillet la fameuse statue du Lion d'Athéna (...) et ont transformé le musée en tribunal et en prison ". Ils ont également assassiné l'ancien directeur des Antiquités de la ville la semaine dernière.

La dernière destruction annoncée dimanche est celle du temple de Baalshamin, le sanctuaire le plus important du site de Palmyre après celui de Bêl, selon le musée du Louvre à Paris. Ce temple dédié à Baalshamin, le dieu du ciel phénicien, a commencé à être érigé en l'an 17 puis a été agrandi et embelli par l'empereur romain Hadrien en 130.

Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe, a découvert "avec horreur et désolation la destruction par Daech du temple de Baalshamin"  : "C'est un dommage majeur, y compris sur le plan économique et touristique, pour la Syrie et le peuple syrien" indique-t-il dans un communiqué.

Un "crime de guerre" selon l'Unesco

L'Unesco a réagi en indiquant qu'il s'agissait d'un "crime de guerre " et d'une "perte immense " pour l'humanité. "J'appelle la communauté internationale à rester unie contre cette épuration culturelle récurrente ", a ajouté Irina Bokova la directrice générale de l'Unesco dans un communiqué.

Daech considère les oeuvres religieuses préislamiques, notamment les statues, comme de l'idolâtrie. Il a pour cela déjà détruit plusieurs joyaux archéologiques en Irak, suscitant de vives craintes de l'Unesco et de la communauté internationale. L'Unesco s'était déjà insurgé le 3 juillet contre la destruction d'oeuvres d'art de Palmyre, qualifiant cet acte commis devant des foules et des enfants de "perversité glaçante ".

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