"J'ai envie qu'il rentre" : des proches d'un Français détenu depuis deux ans en Indonésie se mobilisent pour sa libération

Mathias Echène est détenu en Asie depuis bientôt deux ans pour des surfacturations frauduleuses. Un comité de soutien souhaite alerter l'opinion publique, le quai d'Orsay se dit attentif à cette situation. 

Des proches de Mathias Echène à Paris. 
Des proches de Mathias Echène à Paris.  (NATHANAEL CHARBONNIER / FRANCE-INFO)

La mobilisation s'organise pour demander la libération du Français Mathias Echène, détenu depuis deux ans en Asie. Cet entrepreneur Aveyronnais, emprisonné depuis 2017 en Indonésie, vient d'être extradé vers Hong Kong où il est poursuivi dans le cadre d'un litige commercial avec d'anciens associés. Une affaire digne de Kafka, car ni lui, ni sa famille ne connaissent exactement les raisons de son arrestation, de sa détention et de son extradition.  

Condamné en 2015 à Hong Kong 

Parmi les proches qui se mobilisent, il y a la sœur de Mathias Echène. "J'ai peur, j'ai envie qu'il rentre en France et qu'il retrouve ses enfants", dit-elle à franceinfo. "Tout le monde s'interroge sur le pourquoi du comment et surtout quand il va sortir. Là, on ne sait rien", rajoute son ami de toujours, Jean-François. Le comité de soutien se mobilise pour tenter de faire pression et pour alerter l'opinion explique Herminie, une amie du détenu. "Bien avant qu'il n'entame sa grève de la faim, nous étions déjà très inquiets, confie-t-elle. Il a perdu énormément de poids, c'est très compliqué de supporter cela de quelqu'un que l'on aime."

>> Mathias Echène, Français détenu à Bali depuis deux ans : "Chaque jour, j'ai espoir que ce soit le dernier en prison"

Pour les proches de Mathias Echène, une chose est certaine : il ne devrait pas être en prison comme il l'est depuis 780 jours. Ancien trader, il s'était reconverti dans la construction de maisons de luxe à Bali. Après un différend commercial, ses associés ont lancé des poursuites civiles et pénales à Hong Kong, ils l'accusaient de surfacturations frauduleuses sur deux projets immobiliers à hauteur de 700 000 euros. En mars 2015, le Français a été condamné, en son absence,  par le tribunal de Hong Kong à verser des indemnités de près de trois millions d'euros à ses ex-associés.

Le quai d'Orsay inquiet

L'imbroglio est autant commercial que politique assure sa soeur Gabrielle. "Je n'y comprends rien à cette affaire-là. Je ne comprends pas non plus les tenants et les aboutissants pour les autorités indonésiennes". L'affaire inquiète jusqu'au quai d'Orsay. Le ministre des Affaires étrangères désapprouve la gestion du dossier par les autorités Indonésiennes et de Hong Kong et annonce un suivi particulier de l'affaire.

"J'ai envie qu'il rentre" : des proches d'un Français détenu depuis deux ans en Indonésie se mobilisent pour sa libération - reportage Nathanaël Charbonnier
--'--
--'--