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Boeing disparu : y a-t-il une piste pour retrouver l'avion ?

Les pistes sont démenties aussi vite qu'elles apparaissent. Francetv info fait le point sur les hypothèses envisagées.

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France Télévisions
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Une sculpture de sable dédiée à l'avion de la Malaysia Airlines disparu, sur la plage de Puri (Inde), le 13 mars 2014. (ASIT KUMAR / AFP)

"Nous ne perdrons jamais l'espoir" de déterminer ce qu'il est advenu du vol MH370, parti de Kuala Lumpur et à destination de Pékin, promet le ministre malaisien des Transports, Hishammuddin Hussein. Et le Premier ministre chinois Li Keqiang de renchérir, jeudi 13 mars : "Nous ne renoncerons pas à enquêter sur le moindre indice potentiel qui aura été retrouvé."

Six jours après la disparition du Boeing 777 de la Malaysia Airlines, le dispositif de recherches s'étoffe, la zone scrutée s'étend, mais les pistes sont démenties aussi vite qu'elles apparaissent. Francetv info fait le point.

La piste terroriste : écartée mais...

Elle était évoquée dès les premières heures suivant la disparition de l'avion. L'hypothèse terroriste a ensuite été renforcée par la découverte, au sein de la liste des passagers embarqués, de personnes voyageant avec de faux passeports. Une enquête pour terrorisme a même été ouverte, visant particulièrement quatre passagers. 

Mais en l'absence de revendications, la pertinence de cette piste s'amenuise. D'autant que le profil des voyageurs suspects se précise : sans lien avec des organisations terroristes, deux d'entre eux au moins seraient candidats à l'immigration en Europe. 

"Plus nous avons d'informations, plus nous sommes portés à conclure qu'il ne s'agit pas d'un incident terroriste", a d'ailleurs fait savoir Ronald K. Noble, le secrétaire général d'Interpol, dès le mardi 11. La CIA, elle, est moins catégorique. 

La dislocation en vol : plausible mais...

C'était la piste la plus probable en l'absence de débris découverts. Une hypothèse renforcée par l'absence de messages de détresse lancés par le pilote, pourtant expérimenté. Dépressurisation de la cabine, panne générale, explosion liée à une avarie, l'avion a pu se disloquer en vol, à une altitude de 35 000 pieds (11 000 m) au-dessus de la mer.

Mais les satellites espions américains n'ont repéré aucune explosion aérienne au moment où le contrôle aérien a perdu le contact avec le Boeing 777. Le gouvernement américain a déjà utilisé dans le passé son réseau de satellites pour repérer des sources de chaleur nées d'explosions d'avions dans le ciel mais dans ce cas précis, rien n'a été trouvé.

La disparition volontaire : farfelue mais... 

Elle alimente les plus folles rumeurs sur internet. L'idée que l'avion a coupé tout contact mais a poursuivi sa route vers une destination inconnue a été démentie par les autorités malaisiennes, sans plus de précision.

Mais la thèse est défendue par des enquêteurs américains, cités jeudi 13 par le Wall Street Journal (en anglais). Selon eux, l'avion a continué de voler pendant près de quatre heures après la perte de contact avec les contrôleurs aériens, à 1h30 du matin samedi (18h30 heure française). "Les responsables américains du contre-terrorisme explorent la piste selon laquelle un pilote ou quelqu'un à bord a pu le détourner vers une destination secrète après avoir intentionnellement coupé les transpondeurs", les émetteurs-récepteurs radio, écrit le quotidien. Ils se fondent sur des données chargées automatiquement et envoyées au sol par les deux moteurs Trent 800 de l'avion.

Cependant, il faudrait que le pilote désactive l'ensemble des systèmes de localisation, ce qui n'est même pas expliqué sur les simulateurs, explique un pilote d'Air France interrogé par L'Express.fr. L'avion aurait dû ensuite voler assez bas pour éviter les radars, mais pour aller où ?

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