Coronavirus en Tunisie : le ministre des Affaires étrangères testé positif, reprise des cours et réouverture des restaurants

La situation sanitaire est toujours critique, avec 80 décès en 24 heures, 6 234 au total depuis le début de la pandémie.

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France Télévisions Rédaction Afrique
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Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Othman Jerandi, au siège de la Ligue au Caire, le 21 décembre 2013. (MOHAMMED ELSHAMY / ANADOLU AGENCY)

"Les tests que j’ai effectués ont confirmé que j’avais contracté le virus malgré toutes les précautions nécessaires et le respect du protocole sanitaire", a annoncé le ministre tunisien des Affaires étrangères, Othman Jerandi, sur les réseaux sociaux. Il affirme que cela renforce encore plus sa détermination à lutter contre le coronavirus en fournissant des vaccins à ses compatriotes. Le ministre annonce aussi qu'il présente des "symptômes sévères". 

Indicateurs au rouge

La Tunisie recense 6 234 décès au total depuis le début de la pandémie, dont 80 pour la seule journée de samedi 23 janvier 2021. Le couvre-feu entre 20h et 5h et l'interdiction de fêtes et de rassemblements, qui sont en vigueur depuis octobre, ont été prolongés jusqu'au 14 février. Les cours ont repris ce lundi 25 janvier. "Les autorités ont toléré la réouverture des écoles, collèges, lycées et universités, tout en recommandant une application stricte des mesures de prévention et du protocole sanitaire", observe Tunisie numérique. Les cafés et restaurants peuvent aussi rouvrir avec un protocle sanitaire : réduction du nombre des clients, 30% à l’intérieur et 50% à l’extérieur. 

"Si les indicateurs ne s’améliorent pas, d’autres mesures drastiques pourront être prises, telles que le confinement général, ce qui aurait sans doute des répercussions économiques et sociales encore plus dangereuses"

Nissaf Ben Alaya, porte-parole du ministère de la Santé et directrice de l’Observatoire national des maladies nouvelles et émergentes

à Webdo

Répercussions sociales

Le Fonds monétaire international a encouragé le 23 janvier la Tunisie à mettre sur pied un plan de réformes et à renforcer la protection sociale alors que le pays, qui fait face à une flambée de contaminations par le coronavirus, peine à boucler son budget pour 2021. La pandémie a accentué la crise sociale, en mettant à genoux le tourisme, secteur crucial de l'économie tunisienne, et en perturbant le vaste secteur informel. Des manifestations violentes ont éclaté plusieurs nuits de suite depuis une semaine, suivies de rassemblements pour réclamer une meilleure politique sociale et la libération de centaines de protestataires interpellés par la police.

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