LA PHOTO. Une société privée accusée d'avoir chassé des baigneurs noirs d'une plage du Cap, en Afrique du Sud

Pendant les fêtes de Noël, des membres de l'entreprise de sécurité privée PPA auraient obligé des nageurs noirs à quitter une plage huppée de Clifton, créant une forte émotion au sein de la population et de vives réactions dans la classe politique. Mais les versions de cette affaire divergent.

La société incriminée s'est justifiée en déclarant travailler pour la municipalité. Mais Richard Bosman, directeur de la sûreté et de la sécurité de la ville, a réfuté ces allégations : "La ville n’a à aucun moment donné à PPA un quelconque pouvoir de faire respecter les règlements municipaux." Selon Dan Plato, le maire du Cap, PPA "n’avait pas l’autorité nécessaire pour demander à quiconque de quitter la plage de Clifton. Elle a demandé aux personnes de toutes les races de la quitter." Selon lui, "des organisations politiques opportunistes" ont exploité cet incident. D'autre part, Alwyn Landman, directeur général de PPA, s'est défendu en déclarant que les gardes de la société n’avaient pas fermé la plage, mais qu’ils avaient pris des mesures pour en protéger les habitants après que des activités criminelles présumées eurent provoqué "la pagaille".

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Des dizaines de personnes ont manifesté leur colère et abattu un mouton lors d'un rituel supposé lutter contre le racisme. RODGER BOSCH / AFP