LA PHOTO. Afrique du Sud: les Noirs réclament leurs terres au cours d'auditions

Partout dans le pays, des auditions publiques sont organisées depuis juin 2018 afin de recueillir les témoignages de la population, en majorité noire, sur l'expropriation des terres cultivables qui, à 73%, appartiennent aux fermiers blancs. L'ANC, sans majorité absolue, doit s'allier à un autre parti pour faire adopter une modification de la Constitution en vue de la redistribution des terres.

«Depuis que je suis née, raconte-t-elle, je n\'ai jamais eu ne serait-ce qu\'un bout de terre que j\'aurais pu considérer comme mon chez moi». Son récit s\'ajoute à la longue liste des histoires vécues par les Noirs sud-africains pauvres, sans que la fin de l\'apartheid il y a 24 ans change leur sort économique. «Nous ne négocions pas notre terre, dit Cynthia, (ce sont les Blancs qui) nous doivent une compensation pour nous avoir pris notre or» ou encore «Devrions-nous offrir des compensations aux fermiers blancs qui n\'ont pas acquis leurs terres de façon honnête? Les gens qui étaient là ont été chassés», observe Tsabeng, 30 ans. «Il est devenu évident que notre peuple veut que la Constitution soit plus explicite à propos de l\'expropriation des terres sans dédommagement», a résumé le président Ramaphosa dans une allocution télévisée. La question de savoir s\'il faut prendre ces terres sans indemniser les propriétaires actuels divise néanmoins l\'Afrique du Sud.
«Depuis que je suis née, raconte-t-elle, je n'ai jamais eu ne serait-ce qu'un bout de terre que j'aurais pu considérer comme mon chez moi». Son récit s'ajoute à la longue liste des histoires vécues par les Noirs sud-africains pauvres, sans que la fin de l'apartheid il y a 24 ans change leur sort économique. «Nous ne négocions pas notre terre, dit Cynthia, (ce sont les Blancs qui) nous doivent une compensation pour nous avoir pris notre or» ou encore «Devrions-nous offrir des compensations aux fermiers blancs qui n'ont pas acquis leurs terres de façon honnête? Les gens qui étaient là ont été chassés», observe Tsabeng, 30 ans. «Il est devenu évident que notre peuple veut que la Constitution soit plus explicite à propos de l'expropriation des terres sans dédommagement», a résumé le président Ramaphosa dans une allocution télévisée. La question de savoir s'il faut prendre ces terres sans indemniser les propriétaires actuels divise néanmoins l'Afrique du Sud. (GULSHAN KHAN / AFP)
A Vereeniging, au sud de Johannesburg, Rosalina, 67 ans, submergée de tristesse «Depuis que je suis née, raconte-t-elle, je n'ai jamais eu ne serait-ce qu'un bout de terre que j'aurais pu considérer comme mon chez moi». Son récit s'ajoute à la longue liste des histoires vécues par les Noirs sud-africains pauvres, sans que la fin de l'apartheid il y a 24 ans change leur sort économique. «Nous ne négocions pas notre terre, dit Cynthia, (ce sont les Blancs qui) nous doivent une compensation pour nous avoir pris notre or» ou encore «Devrions-nous offrir des compensations aux fermiers blancs qui n'ont pas acquis leurs terres de façon honnête? Les gens qui étaient là ont été chassés», observe Tsabeng, 30 ans. «Il est devenu évident que notre peuple veut que la Constitution soit plus explicite à propos de l'expropriation des terres sans dédommagement», a résumé le président Ramaphosa dans une allocution télévisée. La question de savoir s'il faut prendre ces terres sans indemniser les propriétaires actuels divise néanmoins l'Afrique du Sud.