VIDEO. Grogne des militaires, actes terroristes, le Mali de nouveau ébranlé

Le président malien a écourté sa visite en France pour rentrer mardi dans son pays, en proie à de nouveaux troubles. 

AITV / RFO

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a écourté sa visite en France, mardi 1er octobre, après son entretien avec François Hollande, en raison de nouveaux troubles dans son pays. Le calme semblait revenu mardi, après des accrochages entre soldats et rebelles touareg dans le nord du pays, et alors que des militaires ont protesté pour réclamer des promotions.

Le Mali, qui sort à peine de dix-huit mois de crise politico-militaire, a enregistré ces derniers jours une brusque dégradation de la situation sécuritaire, dont un attentat-suicide perpétré le 28 septembre à Tombouctou. Des kamikazes ont lancé leur véhicule piégé contre un camp de l'armée, tuant deux civils et blessant six soldats maliens. Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l'attentat.

A Kidal, dans l'extrême nord-est, des accrochages ont opposé dimanche et lundi l'armée à la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA). Des accrochages marqués par des échanges nourris de coups de feu.

Soldats maliens entre Kidal et Gao, le 29 juillet 2013, dans le nord du Mali.
Soldats maliens entre Kidal et Gao, le 29 juillet 2013, dans le nord du Mali. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)