La guerre au Mali emporte un soldat français héroïque

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FRANCEINFO
Article rédigé par
D. Ollieric, V. Fichman, P. Miette - franceinfo
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Maxime Blasco a été tué au Mali vendredi 24 septembre. Ce soldat français est le 52e à mourir au Sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Un hommage national lui sera rendu la semaine prochaine. Il était connu et ​avait été décoré pour avoir sauvé deux de ses camarades.

Une équipe de France 2 a​vait rencontré Maxime Blasco en juin 2020, un an après le crash de son hélicoptère en pleine mission. Il avait accepté de raconter cette nuit d'enfer du 14 juin 2019. Lors d'une opération antiterroriste au Mali, les hélicoptères sur des jihadistes cachés dans une forêt. Des combats intenses qui durent toute la nuit. Au petit matin, le tireur d'élite embarque dans un nouvel hélicoptère avec deux pilotes. "J’ai l’œil dans le viseur et j’essaie de délivrer le plus de feu possible. Je commence à entendre les départs de coups et les impacts sur la machine. C’était quelque chose de très intense", se rappelait alors celui qui a été tué le 24 septembre 2021 au Sahel. Leur appareil s'était alors écrasé, et un autre équipage à bord d'un hélicoptère Tigre s'était posé pour les aider.

"Ce métier est une passion, une drogue"

Les survivants sont blessés. "La douleur a envahi mon corps. Mais, en voyant les flammes, j'ai compris que si je restais là, c'était fini", racontait Maxime Blasco. Ils n'ont que très peu de temps avant que l'ennemi ne vienne les abattre. Le moins blessé, Maxime, tire un camarade vers le Tigre. Le second pilote​, incapable de marcher​, roule sur lui-même. Le caporal-chef arrime les deux pilotes à la carlingue et s'installe sur une ailette du Tigre. Tous se tiennent à la force des bras pendant ​les dix minutes ​que durera le vol. Ils sont sauvés. "Je ne vois pas vraiment de héros, j'ai vu des personnes courageuses", commentait Maxime Blasco. "Ce métier est une passion, une drogue. Cette sensation de servir à quelque chose a pris le dessus sur mon accident et je me sens de repartir", confiait-il à l'entraînement avec son régiment de chasseurs alpins à Chambéry (Savoie). 

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