VIDEO. Chaos en Centrafrique : des règlements de comptes entre milices musulmanes et chrétiennes

Deux mois après le début de l’opération Sangaris, il est toujours difficile pour les militaires français et les soldats de la Misca de ramener l'ordre.

MARTINE LAROCHE-JOUVBERT - FRANCE 2

Des découvertes macabres se succèdent dans la capitale centrafricaine, Bangui, et des centaines de musulmans tentent de fuir le pays. Treize cadavres de personnes non-identifiées ont été découverts dans une citerne vide située dans un camp de Bangui où sont cantonnés des combattants issus de l'ex-Séléka. Deux mois après le début de l’opération Sangaris, il est toujours difficile pour les militaires français et les soldats de la Misca de ramener l'ordre.

La France augmente son contingent militaire de 400 soldats, portant ainsi son dispositif militaire sur place à 2 000 hommes. La décision est prise, vendredi 14 février, par François Hollande à l'issue d'un Conseil de Défense restreint à l'Elysée. L'Union européenne envisage quant à elle de déployer un millier de soldats pour rétablir l'ordre dans ce pays plongé dans le chaos, selon la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton. Les militaires européens s'ajouteront aux 2 000 Français et à quelque 5 400 soldats de l'Union africaine qui forment la Misca.

L'augmentation des effectifs français doit notamment leur permettre de se déployer plus largement et efficacement en province.

14 février 2014 patrouille française dans les rues de Bangui (Centrafrique)
14 février 2014 patrouille française dans les rues de Bangui (Centrafrique) (TALEL NACER / ANADOLU AGENCY / AFP)