Burkina Faso : le chef de la junte a été démis de ses fonctions par des putschistes

Au pouvoir depuis fin janvier, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba a été renversé, selon une déclaration lue par des militaires à la télévision. Un couvre-feu a été instauré.

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France Télévisions
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Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, ici à Ouagadougou (Burkina Faso) le 2 mars 2022, était au pouvoir depuis la fin du mois de janvier 2022. (OLYMPIA DE MAISMONT / AFP)

Le chef de la junte au Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, arrivé au pouvoir par un putsch fin janvier, a été démis de ses fonctions par des militaires vendredi 30 septembre, dans une déclaration lue à la télévision nationale. Après une journée émaillée de tirs dans le quartier de la présidence à Ouagadougou, une quinzaine de soldats en treillis et pour certains encagoulés ont pris la parole, peu avant 20 heures sur le plateau de la radiotélévision nationale. "Le lieutenant-colonel Damiba est démis de ses fonctions de président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration" (MPSR, organe dirigeant de la junte), ont déclaré les militaires.

Des attaques jihadistes récurrentes

Le nouvel homme fort du pays, désigné président du MPSR, est désormais le capitaine Ibrahim Traoré. Les putschistes ont également annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes du pays à partir de minuit, ainsi que la suspension de la Constitution et la dissolution du gouvernement et de l'Assemblée législative de transition. Un couvre-feu de 21 heures à 5 heures est aussi mis en place.

Les militaires invoquent "la dégradation continue de la situation sécuritaire" dans le pays. "Nous avons décidé de prendre nos responsabilités, animés d'un seul idéal, la restauration de la sécurité et de l'intégrité de notre territoire", ont-ils poursuivi.

Paul-Henri Sandaogo Damiba avait promis en prenant le pouvoir de faire de la sécurité sa priorité, dans ce pays miné depuis des années par de sanglantes attaques jihadistes. Mais celles-ci se sont multipliées ces derniers mois, notamment dans le Nord. Depuis 2015, les attaques récurrentes de mouvements armés affiliés aux jihadistes d'Al-Qaïda et du groupe Etat islamique, principalement dans le nord et l'est du pays, ont fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de quelque deux millions de personnes.

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