Algérie : la situation de plus en plus tendue

Depuis une semaine, des milliers d'Algériens manifestent contre la candidature d'Abdelaziz Boutelfika à un cinquième mandat à la tête du pays. Ce vendredi 1er mars, des heurts ont éclaté à Alger.

France 3

La situation était très tendue vendredi 1er mars entre forces de l'ordre et manifestants. Ceux-ci tentaient de rejoindre le palais présidentiel à Alger. Ils ont été repoussés par des grenades lacrymogènes et des fourgons blindés. On dénombre des dizaines de blessés, une personne serait également morte après une bousculade.

"Tous les Algériens sont d'accord pour dire non au cinquième mandat", déclare un passant pour évoquer la probable candidature d'Abdelaziz Bouteflika, hospitalisé à Genève en Suisse.

La jeunesse dans la rue

Mais à Alger, le changement demandé est plus large encore : "C'est tout le système politique actuel qui doit changer, et je ne parle pas que de Bouteflika. Nous devons bâtir un nouvel Etat", lance un manifestant, drapeau à la main.

La contestation a gagné d'autres grandes villes algériennes, comme Oran, la deuxième ville du pays. Souvent, c'est la jeunesse qui est dans la rue. En effet, comme le rappelle Kader Abderrahim, spécialiste du Maghreb, 60% de la population algérienne a moins de 40 ans.

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Une manifestant d\'étudiants à Alger le 26 février contre la candidature du président Bouteflika à un cinquième mandat.
Une manifestant d'étudiants à Alger le 26 février contre la candidature du président Bouteflika à un cinquième mandat. (?ADEL SHEREI/WOSTOK PRESS / MAXPPP)