Algérie : "L'armée reste la colonne vertébrale du pouvoir"

Farid Alilat, journaliste spécialiste de l'Algérie à "Jeune Afrique", est l'invité du Soir 3, mardi 26 mars.

France 3

"L'appel du chef d'état-major acte le départ définitif d'Abdelaziz Bouteflika vingt ans après avoir été porté au pouvoir par les généraux", estime Farid Alilat, journaliste à Jeune Afrique.

"Cette intervention franche et directe de l'armée dans la crise démontre que l'armée reste la colonne vertébrale du pouvoir en Algérie et joue l'arbitre dans la succession de Bouteflika", analyse ce spécialiste de l'Algérie mardi 26 mars dans le Soir 3.

Il estime que cette annonce a été "concertée ou négociée avec le président et sa famille. On est arrivé dans une impasse. Et ils estiment que c'est une possibilité pour sortir de la crise".

Des Algériens "sereins et libérés"

Si le processus engagé va à son terme, on aura des élections dans moins de six mois. "La succession de Bouteflika se fera par le système, mais sans Bouteflika", avance Farid Alilat.

Il y a des manifestations depuis un mois en Algérie. "La situation n'est pas du tout tendue. Les manifestations sont pacifiques, joyeuses et festives. On sent une sérénité, une euphorie, une libération, mais il y a bien sûr des attentes et de l'inquiétude pour l'avenir. La prochaine grande manifestation vendredi 29 mars sera un test", conclut le journaliste.

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Le président algérien Abdelaziz Bouteflika (en 2016) et le chef d\'état-major de l\'armée algérienne Ahmed Gaid Salah (en 2014).
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika (en 2016) et le chef d'état-major de l'armée algérienne Ahmed Gaid Salah (en 2014). (ERIC FEFERBERG / AFP)