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Témoignage "Venez, par pitié, les secours" : un habitant coincé dans sa maison décrit les inondations "rapides" en Belgique

Après des pluies diluviennes, Loïc Collette s'est retrouvé piégé chez lui, à Liège, mercredi après-midi, avec sa famille. Vingt-quatre heures plus tard, il attend toujours les secours.

Article rédigé par Margaux Duguet
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
La rue de la maison de Loïc Collette, touchée par de fortes inondations, le 15 juillet 202, à Liège (Belgique). (LOÏC COLLETTE / FRANCEINFO)

"Si on vient nous chercher, on est prêts à évacuer." Loïc Collette est réfugié dans les étages de sa maison inondée à Liège, jeudi 15 juillet, avec quatre autres membres de sa famille et ses quatre chiens. Des inondations monstres ont touché la Belgique mais aussi l'Allemagne, dans la nuit de mercredi à jeudi, faisant des dizaines de morts. En raison de la crue exceptionnelle de la Meuse, les autorités belges ont donné l'ordre aux habitants de Liège qui le peuvent de se rendre sur les hauteurs de la ville. 

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Loïc Collette, diplômé en informatique de 22 ans, attend désespérément d'être évacué par les secours, qui n'ont pas encore été aperçus dans sa rue. Après 24 heures d'angoisse, cet habitant du quartier de Chênée confie son calvaire à franceinfo.

Vue sur le jardin inondé de la maison de Loïc et sa famille.  (Loic Collette)

Tout a commencé, mercredi, en milieu d'après-midi. Alors que Loïc regarde à la télévision le défilé du 14-Juillet à Paris, il se rend compte que des pluies diluviennes ne cessent de s'abattre sur sa commune. Le niveau de la Vesdre, un affluent de l'Ourthe (qui se jette elle-même dans la Meuse), augmente dangereusement.

"Ça s'est passé très vite, les égouts ont été submergés rapidement, puis l'eau a commencé à envahir notre cave", raconte-t-il. Après le sous-sol et le jardin, c'est le rez-de-chaussée de la maison de deux étages qui est touché. Dans la précipitation, Loïc et sa famille préparent des vivres et quelques affaires, avant de monter avec leurs animaux à l'étage. 

"Garder mon sang-froid"

Premier réflexe : appeler les secours. "Ils nous ont dit qu'ils étaient très demandés et qu'ils ne voulaient pas nous donner de faux espoirs, car cela prendrait plusieurs heures avant de venir nous voir", relate le jeune homme. "C'est choquant de vivre ça. Notre voisin nous a dit qu'en quarante ans de présence à Chênée, il n'avait jamais vu ça", poursuit-il.

Face aux déchaînements de "Dame nature", Loïc tente de garder son "sang-froid". Mais les secours n'arrivent pas et l'informaticien "panique un peu" en s'interrogeant sur la résistance des fondations de la maison

Vue de l'intérieur de la maison de Loïc complètement inondée.  (Loïc Collette)

Jeudi après-midi, la bâtisse tenait encore le coup. Les pertes étaient toutefois importantes pour la famille du jeune Belge. "L'eau a détruit une grande partie de notre vie, le rez-de-chaussée est inondé à 80%, je suis triste et choqué", répète Loïc.

S'il reste assez de provisions et d'eau pour tenir encore quelques jours, "la situation reste inconfortable". En début d'après-midi, Loïc lance un nouvel appel aux secours sur les réseaux sociaux.

"Les secours sont venus ce matin dans une autre rue. Pourquoi ne sont-ils pas venus nous voir, s'interroge-t-il. La situation peut devenir très difficile pour les personnes fragiles."

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