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Soignants, secouristes… "On va devoir valoriser davantage ces métiers à l'avenir", selon l'écrivain David Goodhart

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ITV Goodhart
Article rédigé par
P. Loison - franceinfo
France Télévisions

David Goodhart, auteur britannique de "La tête, la main et le cœur" et ancien journaliste au "Financial Times", est l'invité du 23h de franceinfo. Il avait notamment annoncé le Brexit dans un de ses ouvrages.

Est-ce que les soignants, qui doivent être revalorisés en France, sont la main et le cœur que David Goodhart décrit dans son ouvrage ? "Oui absolument, j'essaye de rappeler que nos vies ont littéralement dépendantes de personnes qui n'ont pas forcément un haut niveau d'éducation. Beaucoup de gens pendant la pandémie, ou dans cette catastrophe des Alpes-Maritimes, beaucoup n'ont pas un diplôme universitaire, mais ils ont des compétences incroyables dont nous sommes dépendants jour après jour", détaille l'ancien journaliste britannique.
"Vous l'avez vu aussi dans les maisons de retraite. Ce sont des gens qui perçoivent le salaire minimum, ce sont des gens qui ont un bas salaire et on va devoir valoriser davantage ces métiers à l'avenir, car il s'avère que cette économie n'a pas forcément besoin de travailleurs tant diplômés. Nous avons tant misé sur l'éducation en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en France, nous les avons envoyés à l'université, et pourtant nous manquons de compétences", dresse comme bilan David Goodhart, auteur du livre La tête, la main et le cœur.

Trop de politiciens

Emmanuel Macron est allé à la rencontre des Français"normaux". Incarne-t-il ces "sachants" par rapport au reste de la population ? "Macron est un politicien très efficace, à bien des égards on peut l'admirer. Mais vous savez, aux États-Unis, nous avons des universités prestigieuses comme Oxford et Cambridge, des grandes écoles… et cela produit une élite surdiplômée. Et bien sûr nous avons besoin de cette élite, de gens très intelligents, je ne veux pas me disputer avec eux (…), mais je pense que sur ces trente dernières années, il y a eu trop de politiciens, cela crée une certaine division dans notre société", regrette l'écrivain David Goodhart.

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