VIDEO. "Est-ce que vous restez au gouvernement ?" : Nicolas Hulot, la menace de démission permanente

Depuis des mois, le ministre de la Transition énergétique et solidaire ne cachait pas ses coups de blues, sa fatigue ou encore ses déceptions.

La question était devenue une rengaine : "Est-ce que vous restez au gouvernement ?" Nicolas Hulot a finalement mis un terme à cette ritournelle et annoncé sa démission, sur France Inter, mardi 28 août. Depuis des mois, le ministre de la Transition énergétique et solidaire ne cache pas ses coups de blues, sa fatigue, ses déceptions. Alors, la question lui était posée presque à chaque interview. Et la réponse se faisait de plus en plus vague, jusqu'à la rupture.

Dès le début du mois d'octobre 2017, alors que Nicolas Hulot est en poste depuis seulement quelques mois, la question tombe : "Est-ce que Nicolas Hulot reste dans le gouvernement ?", lance Léa Salamé, sur France Inter. Et la réponse du principal intéressé n'écarte pas tous les doutes : "Chaque chose en son temps."

"Si je sens qu'on n'avance pas, (...) j'en tirerai des leçons"

Depuis, l'hypothétique démission de Nicolas Hulot n'a pas quitté la table. "Franchement, c’est chiant du matin au soir d’être ministre", lâche le numéro deux du gouvernement, début décembre. Quelques jours plus tard, il balaie "un fantasme médiatique" lorsqu'on lui pose (encore une fois) la question d'un possible départ.

En mai 2018, Nicolas Hulot semble proche du point de rupture et fixe une date : la fin de l'été. "Là, je ferai cette évaluation et je pense que cet été j'aurai suffisamment d'éléments pour pouvoir regarder si, effectivement, je participe à cette transformation sociétale. Si je sens qu'on n'avance pas, que les conditions ne sont pas remplies, voire qu'on régresse, j'en tirerai des leçons", expliquait-il sur BFMTV. Nicolas Hulot a finalement tranché et choisi de partir.

Nicolas Hulot, le 3 juillet 2018, à Paris.
Nicolas Hulot, le 3 juillet 2018, à Paris. (ERIC FEFERBERG / AFP)