"Une grande responsabilité" : tirée au sort pour participer à la Convention citoyenne pour le climat, elle explique ses attentes

Les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat devront réfléchir à des solutions pour lutter contre le réchauffement climatique. Parmi eux, Alexia Fundéré, une étudiante de 22 ans, qui a répondu aux questions de franceinfo.

Une manifestation pour alerte sur le changement climatique, à Bordeaux, le 21 septembre 2019. 
Une manifestation pour alerte sur le changement climatique, à Bordeaux, le 21 septembre 2019.  (ASTRID LAGOUGINE / HANS LUCAS / AFP)

Emmanuel Macron l'avait annoncée à l'issue du grand débat national. La Convention citoyenne pour le climat s'ouvre, vendredi 4 octobre à Paris, au sein du Conseil économique, social et environnemental, pour une première session de trois jours. Lors de six week-ends prévus jusqu'à fin janvier 2020, 150 citoyens tirés au sort – et choisis pour représenter la population française – devront élaborer des propositions pour lutter contre le réchauffement climatique.

A cette occasion, franceinfo a interrogé l'une de ces personnes tirées au sort, Alexia Fundéré, 22 ans, qui étudie à Montpellier et est originaire de Guadeloupe. Comme toutes les autres, elle sera indemnisée à hauteur de 86 euros par jour, auxquels s'ajoutera une indemnité de perte de revenu professionnel. 

Franceinfo : Comment s’est déroulé le tirage au sort ?

Alexia Fundéré : J'ai reçu un e-mail début septembre de Ladom (l'Agence de l'outre-mer pour la mobilité) qui informait les étudiants qu'une convention citoyenne sur le climat allait avoir lieu et que l'on pouvait candidater pour y participer. Il fallait juste donner ses coordonnées pour pouvoir être tiré au sort. Quelque temps après, j’ai reçu un appel pour me dire que j’avais été choisie et savoir si j’étais bien d’accord et disponible, puis un mail m’informant de la manière dont les séances de travail allaient se dérouler. Pour cette première session, on va notamment parler des émissions de gaz à effet de serre et des solutions pour les réduire. 

J'ai d'abord été surprise d’être choisie, car il y avait un grand nombre de candidats. Je suis heureuse de pouvoir proposer mes idées. C'est également une bonne chose qu’on donne la parole aux citoyens, car c'est encore trop peu fait. 

Pourquoi avez-vous décidé de participer à la Convention citoyenne pour le climat ?

Je ne travaille pas du tout dans ce domaine, j’ai pour l'instant une licence de biologie. Mais en Guadeloupe, il y a plusieurs choses qui me dérangeaient : le tri des déchets, ce qui est mis en place pour leur transformation, la pollution de la mer et des plages... Je m'intéresse aussi au sort des animaux et j'ai vu des documentaires qui m'ont vraiment marquée, notamment ceux sur la fonte des icebergs qui entraîne la disparition de certaines espèces. Peu de monde semble vraiment prêter attention à tout ça. Et j'ai eu envie d'y mettre du mien. Tous, à notre échelle, au quotidien, on peut réduire les effets du réchauffement climatique.

Quel est votre sentiment sur cette aventure qui commence ?

C'est une grande responsabilité. Seules 150 personnes ont été choisies, ça veut dire que chacun parle un peu au nom de la catégorie de Français à laquelle il appartient. Moi ,ce sont les jeunes, les étudiants. Et c'est d'autant plus important que nos idées pourront être reprises par l'exécutif pour prendre des mesures concrètes.

J'ai déjà plusieurs idées. Utiliser des transports collectifs propres, établir des horaires qui pourraient permettre à tout le monde de les utiliser, mettre à disposition des transports "verts", comme les vélos... Si chacun, petit comme grand, se met en tête qu'on peut faire bouger les choses avec des gestes du quotidien, alors on y arrivera. Faire des économies au niveau des emballages, marcher plutôt que d'utiliser la voiture, ramasser les déchets dehors : c'est un début.