Réchauffement climatique : 90 entreprises s'engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre

À l'occasion du Climate Finance Day, lundi, un peu plus de 90 entreprises se sont engagées à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Elles sont trois fois plus qu'au moment de la COP21 mais cette mobilisation concerne surtout les grandes entreprises du CAC40. 

Un peu plus de 90 entreprises se sont engagées à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, lundi 11 décembre, au siège du Medef, en présidence du ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot. 
Un peu plus de 90 entreprises se sont engagées à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, lundi 11 décembre, au siège du Medef, en présidence du ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot.  (ERIC PIERMONT / AFP)
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Le Climate Finance Day se tient lundi 11 décembre, à la veille d'un sommet à Paris sur le climat. À cette occasion, un peu plus de 90 entreprises ont signé un engagement pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Elles étaient rassemblées au siège du Medef, à Paris, en présence du ministre de la Transition écologique et solidaire. Il y a deux ans, au moment de la COP21, une trentaine d'entreprises avaient lancé le mouvement : elles sont donc trois fois plus aujourd'hui. Mais cette accélération concerne principalement les entreprises du CAC40.

Les villes, cœur de la bataille du climat

Toutes ces grandes entreprises signataires sont soucieuses de "verdir" leur image. Elles doivent désormais afficher leurs efforts pour dépenser moins de CO2 et être plus économes en énergie. "Les entreprises ont un énorme coup à jouer, c'est un choix de bon sens", affirme ainsi Jean-Pascal Tricoire, le PDG de Schneider Electric. Selon lui, les efforts pour penser une ville plus verte ne sont pas incompatibles avec une économie rentable. "Il faut savoir que 70% des émissions de carbone dans le monde se passent dans les villes. La bataille du réchauffement climatique se gagnera ou se perdra dans les villes."

La mise en place d'infrastructures durables en utilisant des nouvelles technologies n'a pas un coût très supérieur. On parle d'un retour sur investissement qui est très souvent de trois ans. C'est très court.Jean-Pascal Tricoire, PDG de Schneider Electricà franceinfo

Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a décidé d'enfoncer le clou : "Le monde économique ne peut plus jouer contre son camp. Il ne peut plus se permettre le scandale des moteurs truqués, les fraudes aux quotas de CO2", a-t-il martelé devant ces entreprises signataires, au siège du Medef. Il souhaite les responsabiliser. "Vous vous créez une obligation. C'est une promesse que l'on fait à nos enfants et on ne saurait mentir à nos enfants." D'ici 2020, ces entreprises prévoient d'investir 300 milliards d'euros pour les énergies renouvelables ou, plus globalement, la lutte contre le réchauffement de la planète. Pour Nicolas Hulot, c'est une "magnifique métamorphose de la société".