Reconnaissance des plantes : peut-on se fier aux applications ?

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En ce premier jour d’automne, l’Agence de sécurité sanitaire lance un message d’alerte. Elle a recensé depuis le 1er août deux fois plus d’intoxications aux champignons par rapport à l’an dernier et elle pointe du doigt l’utilisation par les cueilleurs d’une application de reconnaissance sur smartphone. -
Reconnaissance des plantes : peut-on se fier aux applications ? En ce premier jour d’automne, l’Agence de sécurité sanitaire lance un message d’alerte. Elle a recensé depuis le 1er août deux fois plus d’intoxications aux champignons par rapport à l’an dernier et elle pointe du doigt l’utilisation par les cueilleurs d’une application de reconnaissance sur smartphone. - (France 2)
Article rédigé par France 2 - J. Wild, T. Paga, V. Chatelier, M. Hauville, G. Sabin, F. Mazou, D. Drouineau, N. Beddiaf, J.-B. Robert
France Télévisions
En ce premier jour d’automne, l’Agence de sécurité sanitaire lance un message d’alerte. Elle a recensé depuis le 1er août deux fois plus d’intoxications aux champignons par rapport à l’an dernier et elle pointe du doigt l’utilisation par les cueilleurs d’une application de reconnaissance sur smartphone.

Lorsque l’automne s’installe, ils commencent à tapisser les bois. Des petits trésors qu'un cueilleur reconnaît en un coup d’œil. Méfiance car tous les champignons ne doivent pas terminer dans nos assiettes. L’application de reconnaissance des champignons peut se tromper et confondre un champignon comestible avec une espèce toxique. Alors, comment garantir la fiabilité de ces applications ?  

Elles ne prennent pas en compte toutes les espèces 

Vincent Laborde, chercheur en pharmacie, dénonce ces applications qui ne sont pas fiables selon lui. “Le problème, c’est qu’elles ne se basent que sur des photos, des photos qui ne sont pas toujours de qualité”, explique-t-il. Sur les 30 000 espèces de champignons répertoriées en France, seules quelques centaines sont recensées sur ces applications. En moyenne, elles obtiennent une bonne réponse une fois sur deux. Pour ceux qui désirent consommer une espèce, les programmeurs conseillent de se rapprocher de spécialistes.

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