Cash Investigation, France 2

VIDEO. Cash Investigation. L'ancien PDG de Sanofi est scandalisé par la nouvelle gestion de l'entreprise

Dans "Cash Investigation", Jean-François Dehecq, ancien directeur général et cofondateur de Sanofi, expose sa vision de la nouvelle gestion de l'entreprise qu'il a quittée en 2010, aux antipodes des valeurs qu'il avait portées. Extrait.

Dans "Cash Investigation", Jean-François Dehecq, l'ancien directeur général et fondateur de Sanofi, a analysé la situation de l'entreprise qu'il a quittée en 2010. Pour lui, qui fut un bâtisseur plus qu'un actionnaire, "il ne faut pas avoir le nez sur son cours de Bourse [...]. On ne peut pas vivre en fonction du cours de Bourse, c'est une connerie".

Sévère avec la gestion d'une entreprise qui privilégie les besoins financiers des actionnaires, il pointe du doigt les patrons qui "passent 25% de leur temps à parler avec des analystes financiers et faire des grands discours". Et il ajoute : "Si les entreprises deviennent des machines à faire du fric pour les investisseurs, on est mort."

"C'est un système que je n'accepte pas"

Lors de la dernière assemblée générale, l'un des salariés s'était alarmé des 24 000 euros gagnés chaque jour par l'actionnaire principal. De quoi irriter l'ancien directeur général de l'entreprise : "C'est un système que je n'accepte pas. Je me bats contre", déclare-t-il. De plus, alors que l'entreprise licencie, Sanofi a touché 136 millions d'euros d'aides publiques (125 millions d'euros de crédit impôt recherche, et 11 millions de crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi).