Deux-Sèvres : mise en place d'une cellule psychologique dans l'EHPAD où une pensionnaire a été tuée à coups de canne par un autre résident

Une cellule psychologique a été mise en place jeudi à la maison de retraite, Les Chanterelles, dans les Deux-Sèvres. Le vieil homme soupçonné d'avoir tué une de ses voisines de chambre est toujours hospitalisé à Niort pour des examens psychiatriques.

L\'EHPAD Les Chanterelles de Celles-sur-Belle dans les Deux-Sèvres.
L'EHPAD Les Chanterelles de Celles-sur-Belle dans les Deux-Sèvres. (MAXPPP)

Une cellule psychologie a été mise en place jeudi 4 janvier à l'EHPAD, Les Chanterelles, de Celles-sur-Belle dans les Deux-Sèvres, après la mort d’une pensionnaire frappée à coups canne par un autre résident dans la nuit de mardi à mercredi, rapporte France Bleu Poitou.

L'homme de 91 ans a tué une de ses voisines de chambre de 85 ans et blessé une autre, âgée de 86 ans. Choquée, cette dernière est d'ailleurs toujours hospitalisée pour de gros hématomes. C’est d'ailleurs elle qui a pu donner l’alerte au personnel en criant.

Il voulait "chasser des voleurs avec sa canne"

Le nonagénaire a expliqué que l'agresseur voulait "chasser des voleurs avec sa canne". Le directeur de l’établissement Jean-Luc Barbier parle d’un "coup de folie soudain". L’homme n’était pas suivi pour démence sénile. Ce résident était "très bien entouré par sa famille", raconte d'ailleurs le directeur de l’EHPAD. "Il prenait bien ses médicaments", et "il était suivi par la psychologue" des Chanterelles.

Ses proches sont "défaits, décomposés. Autant que les familles des victimes", ajoute Jean-Luc Barbier. Le vieil homme a été hospitalisé à Niort et a dû se soumettre à des examens psychiatriques.

Une réunion a été organisée mercredi avec le personnel pour évoquer ce drame "imprévisible", selon Sylvie Cousin, vice-présidente du CCAS, structure qui gère la maison de retraite. "Le personnel présent a fait ce qu'il fallait", insiste l'adjointe aux affaires sociales. Le directeur des Chanterelles, établissement qui accueille 90 résidents, rappelle que le personnel était en nombre suffisant cette nuit-là. Les enquêteurs poursuivent l’enquête.