Deux-Sèvres : une pensionnaire d'une maison de retraite tuée à coups de canne par un résident qui "a eu un moment de démence"

Un homme de 91 ans, résident d'une maison de retraite à Celles-sur-Belle, est soupçonné d'avoir tué une autre pensionnaire à coups de canne. Une deuxième victime est dans un état grave.

Une résidente de 91 ans meurt sous les coups d\'une canne d\'un autre résident dans une maison de retraite de Celles-sur-Belle.
Une résidente de 91 ans meurt sous les coups d'une canne d'un autre résident dans une maison de retraite de Celles-sur-Belle. (MAXPPP)

Un pensionnaire d’une maison de retraite est soupçonné d’avoir tué une autre résidente à coups de canne, dans la nuit du mardi 2 janvier au mercredi 3 janvier vers 1h30, à Celles-sur-Belle, à une vingtaine de kilomètres de Niort, dans les Deux-Sèvres (Nouvelle-Aquitaine), a appris franceinfo mercredi 3 janvier par les gendarmes.

"Ce résident a eu un moment de démence", explique à France Bleu Poitou Jean-Luc Barbier, le directeur de l’établissement des Chanterelles, où vivaient les deux personnes âgées. Selon lui, il s’agit d’un "accident".

L'agresseur doit faire un bilan psychiatrique 

Ce pensionnaire de 91 ans est soupçonné d’avoir mis des coups de canne à deux autres résidentes âgées de 85 et 90 ans. La plus âgée est morte, tandis que l’octogénaire est dans un état grave et a été hospitalisée au CHU de Niort.

Jean-Luc Barbier précise qu’il n’y avait pas de problème d’effectif cette nuit-là. Cinq professionnels de santé étaient présents : une aide-soignante, deux agents sociaux, une infirmière d'astreinte et un directeur d'astreinte. Les 90 autres pensionnaires n’ont pas été réveillés, ajoute le directeur.

L’auteur présumé des coups de canne a été placé dans un établissement spécialisé afin de réaliser un bilan psychiatrique. La brigade de recherche de Niort est en charge de l’enquête.