Le gouvernement dément vouloir rapatrier 130 jihadistes français détenus en Syrie

Si ce chiffre avancé par BFMTV "n'est en aucun cas confirmé", le Quai d'Orsay reconnaît "examiner toutes les options" concernant les Français détenus en Syrie.

Le ministre de l\'Intérieur, Christophe Castaner, s\'exprime lors des questions au gouvernement, à l\'Assemblée nationale, à Paris, le 29 janvier 2019.
Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, s'exprime lors des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale, à Paris, le 29 janvier 2019. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

"En aucun cas le chiffre de 130 jihadistes n'est confirmé." Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a réagi, mardi 29 janvier, aux informations de BFMTV selon lesquelles "près de 130 hommes et femmes détenus en Syrie et soupçonnés de jihadisme vont être rapatriés en France, dans les prochaines semaines, pour être jugés".

Christophe Castaner a toutefois reconnu que le retrait américain de Syrie allait provoquer la "libération" de "gens qui sont en prison", notamment ceux entre les mains des rebelles des Forces démocratiques syriennes. Les jihadistes français concernés, qui sont soupçonnés d'avoir combattu pour l'Etat islamique, "vont vouloir revenir en France", a-t-il estimé. "S'ils viennent en France, ils seront incarcérés."

Le Quai d'Orsay "examine toutes les options"

Assurant également que le chiffre de 130 jihadistes "n'est en aucun cas confirmé", le ministère des Affaires étrangères a dit, mardi, "examiner toutes les options pour éviter l'évasion et la dispersion" des Français détenus dans le nord-est de la Syrie. "Si les forces qui ont la garde de combattants français prenaient la décision de les expulser vers la France, ceux-ci seraient immédiatement remis à la justice", a ajouté le Quai d'Orsay.

Jusque-là, les dirigeants français répétaient que les combattants jihadistes français capturés en Syrie ou en Irak devaient être jugés par les autorités locales, et non rapatriés sur le territoire national. Christophe Castaner a laissé entrevoir une inflexion, mardi : "D'abord ce sont des Français avant d'être des jihadistes."