L’Eurométropole de Strasbourg veut promouvoir le bilinguisme dans les écoles dès la maternelle

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Ecole bilingue Alsace
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France Télévisions

Il y a quelques jours, les élus de l’agglomération strasbourgeoise ont voté une délibération pour favoriser le développement de l’apprentissage des langues et cultures rhénanes dès la maternelle. Elle pourrait aider les maires qui le souhaitent à ouvrir des classes immersives, comme celle qui existe déjà à Gerstheim. #IlsOntLaSolution

Ils ne sont que quatorze dans la classe, les trois niveaux de maternelle confondus, et profitent ainsi de l'interactivité des échanges avec leur maîtresse. Dans cette école de Gertsheim, dans l’Eurométropole de Strasbourg, on ne parle qu'allemand et alsacien. C'est une des huit écoles dites en immersion complète de l'association ABCM en Alsace. "L'accueil se passe généralement en alsacien et tout le domaine des mathématiques se fait en général en alsacien. Le reste, tout ce qui concerne les sons et la pré-lecture, se fait en allemand. Plus on commence tôt, mieux c’est. Et souvent, les enfants ne se rendent même pas compte de ce changement de langue en fait", explique Séverine Harter leur enseignante.

Monter en puissance

En école immersive, le français n'est introduit qu'à partir du CE1, le but étant qu'en fin de CM2, les deux langues soient maitrisées à part égale. "On s'est servi de ce qui existe au Pays Basque et en Bretagne. On considère que plus on enseigne la langue minoritaire, meilleurs seront les enfants aussi dans la langue majoritaire. C’est assez incroyable, mais plus on enseigne l’allemand ou l’alsacien à un enfant, meilleur il sera en français", témoigne Sarah Weiss-Moessmer, de l’association des parents d'élèves. 

Une logique d'immersion qui va être encouragée dans l'Eurométropole. Actuellement 41 % des classes de l'agglomération sont déjà en horaires paritaires, treize heures d'enseignement en français et treize heures en allemand. Mais la présidente de la métropole alsacienne, Pia Imbs, a maintenant l’ambition de passer à la vitesse supérieure, et compte sur la future loi Molac (du nom du député breton qui la porte) sur la promotion des langues régionales pour accélérer le processus et penser à l’avenir des petits Alsaciens qui devront peut-être un jour, franchir la frontière pour décrocher un job.

Le bilinguisme est aussi un facteur d’employabilité sur le marché du travail très proche, il ne faut pas l’oublier (…) Après, c’est aussi une ouverture sur une culture, et notre culture ici est fondamentalement rhénane. C’est notre spécificité et c’est une identité dont on peut être fiers.  

Pia Imbs

Présidente de l’Eurométropole de Strasbourg

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