Guadeloupe : l'autonomie, la solution pour résoudre la crise ?

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Guadeloupe : l'autonomie pour résoudre la crise ?
FRANCE 2
Article rédigé par
C. Demangeat, L. Pekez, A. Bourse, V. Castel - France 2
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Vendredi 26 novembre, le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, s'est dit prêt à discuter de la question de l'autonomie de la Guadeloupe après ses échanges avec les élus de l'île, en pleine crise.

Pour tenter de mettre fin aux violences, le ministre des Outre-mer a fait une annonce inattendue. "D'après certains élus, la Guadeloupe pourrait mieux se gérer d'elle-même. Le gouvernement est prêt à en parler", a déclaré Sébastien Lecornu, vendredi 26 novembre. Le débat sur l'autonomie est lancé. Dans les rues de Pointe-à-Pitre, certains y sont favorables. "Tahiti a l'autonomie. Ça n'empêche qu'ils sont restés Français et que beaucoup de choses ont avancé", affirme un homme. Pour d'autres, une telle réforme ne suffirait pas. "Il y a des problèmes plus profonds", assure deux Guadeloupéens.

Les compétences régaliennes exclues


Concrètement, l'autonomie pourrait concerner l'éducation, le social, les transports ou la santé, ce qui exclut les compétences régaliennes : sécurité, justice ou défense. L'ancien président de la région ne dit pas non à l'autonomie, mais s'interroge sur les moyens alloués. "Quelles sont les dotations ? Il y a de vraies questions à poser", a réagi le sénateur PS de Guadeloupe, Victorin Lurel. En Guadeloupe, les revendications restent plus sociales qu'institutionnelles. En 2003, consultés par référendum, les Guadeloupéens s'étaient prononcés majoritairement contre un projet de large autonomie.

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