VTC : Uber en passe de gagner son bras de fer avec les chauffeurs ?

Les négociations entre la plateforme Uber et le chauffeurs de VTC ne sont pas tout à fait terminées, mais l'entreprise semble avoir d'ores et déjà gagné cette bataille sociale qui dure depuis plusieurs mois.

Une manifestation des chauffeurs de VTC travaillant pour la plateforme Uber, le 15 décembre 2016.
Une manifestation des chauffeurs de VTC travaillant pour la plateforme Uber, le 15 décembre 2016. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Y aura-t-il un jour un accord entre Uber et les organisations de chauffeurs de VTC sur leur rémunération ? La question reste entière. Le médiateur nommé par le gouvernement a annoncé mardi 7 février la fin de sa mission. Il doit officiellement remettre mercredi ses conclusions au Premier ministre Bernard Cazeneuve.

>> Trois questions sur la colère des chauffeurs de VTC contre Uber

Des discussions vont malgré tout se poursuivre autour d'une proposition formulée par Uber d'aider les chauffeurs les plus en difficulté. La plateforme semble en position de force.

La stratégie de l'entreprise au début de la médiation semble en effet avoir fonctionné. Son objectif, plus ou moins caché, était de ne pas se laisser enfermer dans l'image du grand méchant exploiteur américain, de parier sur la division des nombreuses organisations de chauffeurs, et d'apparaître comme une force de proposition face à des représentants trop extrêmes.

Les chauffeurs coincés entre Uber et le médiateur

Cette position d'Uber a convaincu le médiateur, qui a jugé "satisfaisante" la proposition d'aide financière aux chauffeurs en difficulté. Celle-ci concernerait a priori ceux qui réalisent moins de 21 euros bruts de l'heure de chiffre d'affaires, sous réserve de validation de leur dossier par une commission mixte.

En parallèle, Uber a évité une remise en cause de sa commission de 25% sur le prix des courses, pourtant à l'origine d'une grande partie de la colère des chauffeurs qui manifestaient en décembre dernier. Ce qui explique le sentiment amer de certaines organisations de s'être laissées duper. Elles n'ont d'autre choix aujourd'hui que de discuter de la proposition d'Uber ou de claquer la porte sans rien avoir obtenu.