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Après les manifestations des chauffeurs de VTC, Uber porte plainte contre plusieurs syndicats

La plainte, déposée dimanche, vise les syndicats Capa-VTC, UNSA-VTC et Actif-VTC ainsi que plusieurs de leurs représentants.

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France Télévisions
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Photo d'illustration de l'application Uber, le 7 mars 2015. (MAXPPP)

La branche française d'Uber a porté plainte, dimanche 18 décembre, pour "menace de crime et de délit contre les personnes" et "diffamation" contre trois organisations syndicales de chauffeurs de VTC. Il s'agit de Capa-VTC, Unsa-VTC et Actif-VTC. Elle a aussi porté plainte contre des représentants de ces associations, comme l'a confirmé le service de communication de la société à franceinfo.

Uber France et Uber BV "ainsi que leurs employés subissent des menaces de crimes ou de délits notamment par le biais d'internet (Facebook, Twitter, YouTube)", précise la plainte. Des employés ont déjà déposés des mains courantes. "Ces menaces appellent particulièrement à commettre des actes de violences sur les employés et les chauffeurs partenaires ainsi que certains passagers ayant recours à la plateforme. (…) Elles appellent aussi à commettre des actes de séquestration à l'égard de la direction."

Un montage vidéo à l'appui

Uber a notamment appuyé ses déclarations sur un montage vidéo diffusé sur les réseaux sociaux, dans lequel Sayah Baaroun d'Unsa-VTC prévient : "N'oubliez pas les gars, on n'est pas Air France nous. On ne va pas arracher juste une chemise malheureusement." Dans ce montage vidéo, Helmi Mamlouk de Capa-VTC dit notamment : "Imaginez-vous le buzz si on arrive à séquestrer la direction. (…) On va en gard'av [garde à vue], c'est sûr."

Dans sa plainte, Uber dénonce également les propos de ces organisations, quand elles disent qu'Uber répand de fausses informations sur les faits de violences des chauffeurs grévistes. "L'ensemble de ces allégations sont fausses et donc diffamatoires."

"L'ensemble de ces actes portent préjudice à Uber, aux employés, aux sociétés de transports et usagers ayant recours à l'application. Le préjudice est inestimable et est divers (image, perte de profit, fermeture des bureaux à cause des menaces, gestion des incidents sur le réseau)", conclut la plainte.

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