Résultats des élections territoriales en Corse : l'autonomiste Gilles Simeoni arrive en tête avec 40,64 % des voix

Malgré les divisions du camp nationaliste, l'avocat Gilles Simeoni est arrivé dimanche devant la liste de droite menée par Laurent Marcangeli.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 4 min.
Le président autonomiste du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, le 13 juin 2021, à Ajaccio (Corse-du-Sud). (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

Les nationalistes conservent l'Assemblée de Corse. Comme le montre notre carte de résultats,  la liste menée par le président autonomiste du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, est arrivée en tête du second tour des élections territoriales avec plus de 40% (40,64%) des suffrages, dimanche 27 juin.

>> Résultats des élections régionales : au lendemain du second tour, retrouvez dans notre direct tous les résultats et toutes les analyses

Le médiatique avocat a réussi son pari en conservant l'Assemblée de Corse face à la liste de droite menée par Laurent Marcangeli. Il prend aussi la tête du mouvement nationaliste de l'île, qui s'était présenté désuni, en devançant la liste autonomiste de Jean-Christophe Angelini et celle, indépendantiste, de Paul-Félix Benedetti. 

Les résultats du second tour 

L'autonomiste Gilles Simeoni est arrivé en tête au second tour des élections territoriales avec 40,64% des suffrages exprimés. Juste derrière, on retrouve la liste de droite soutenue par Les Républicains et menée Laurent Marcangeli (32,02%).

En troisième position, la liste de l'autonomiste Jean-Christophe Angelini recueille 15,07% des suffrages, suivie de près de la liste menée par l'indépendantiste Paul-Félix Benedetti (12,26%). 

En 2017, lors de la dernière élection territoriale sur l'île, les nationalistes s'étaient réunis dans une grande coalition, Pè a Corsica, qui leur avait permis de remporter l'Assemblée de Corse avec 56,49% des suffrages. Ils étaient arrivés largement devant la liste de droite menée par Jean-Martin Mondoloni (18,3%) et la liste de gauche dirigée par Jean-Charles Orsucci (12,63%).

Que s'est-il passé au premier tour ? 

Le président sortant autonomiste du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, est arrivé en tête au premier tour des élections territoriales avec 29,19% des suffrages exprimés. En deuxième position, Laurent Marcangeli, maire d'Ajaccio et tête d'une liste d'union de la droite, investie par Les Républicains, a obtenu 24,86% des suffrages exprimés.

La liste autonomiste de Jean-Christophe Angelini a fini troisième (13,22%), devant celle indépendantiste de Paul-Félix Benedetti, à la tête du parti Core in Fronte (8,39%). Autre candidat indépendantiste, le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni (Corsica libera), n'a recueilli que 6,9%. A noter : en Corse, le seuil est de 7% pour se maintenir au second tour.

Jean-Guy Talamoni pouvait donc fusionner avec une autre liste, mais non se maintenir. Toutefois, ne figurant pas sur la liste de fusion menée par Jean-Christophe Angelini, il ne siégera pas à l’Assemblée de Corse, une première depuis 29 ans.

Les réactions des candidats

L'avocat s'est réjoui, devant la caméra de Corse net infos, des premières estimations, saluant des "résultats exceptionnels". "Je pense que les Corses ont très majoritairement exprimé leur volonté d'un chemin qui soit celui de la paix, qui soit celui de la démocratie, qui soit celui de l'émancipation", a-t-il déclaré, poursuivant : "nous avons la responsabilité majeure de créer les conditions pour que dans les semaines, mois et années à venir nous soyons très nombreux (...) à être ensemble pour avancer sur ce chemin d'espoir". 

Laurent Marcangeli, à la tête d'une liste de droite arrivée en deuxième position, a salué "un très bon résultat" dans un tweet. Le candidat a salué ses adversaires et assuré à ses électeurs qu'il serait "à la hauteur de ce message" et contribuerait à "une opposition constructive"

Jean-Christophe Angelini, arrivé en troisième position, a réagi au micro de Corse Matin, confiant "une pointe de déception et de réserve", à ce stade, et "l'attente des résultats consolidés pour émettre un jugement un peu plus fort". Le candidat a exprimé son "souhait d'aboutir à une majorité de coalition". "Nous réalisons des scores tout sauf insignifiants", a assuré l'autonomiste, ajoutant qu'il voulait croire que "si une majorité absolue devait être atteinte, elle ne serait pas aussi écrasante qu'on voulait le dire".

Paul-Félix Benedetti, arrivé dernier, a salué ses soutiens et assuré à Corse Matin que sa liste était "en position de rentrer dans l'Assemblée de Corse avec humilité, avec grande fierté et avec la force bien entendu de ce résultat et l'envie de faire changer les choses". 

Et maintenant ? 

Les nationalistes vont-ils s'allier à l'Assemblée de Corse ou continuer leurs routes séparément ? Quoi qu'il en soit, c'est bien l'autonomiste Gilles Simeoni qui devrait reprendre la tête de cette puissante collectivité dont les nouveaux membres se réuniront pour la première fois le 1er juillet.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Corse

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.