Attaque au couteau à Romans-sur-Isère : un troisième homme placé en garde à vue

Il s'agit d'un jeune résident du foyer où vivait le suspect, arrêté samedi sur les lieux de l'attaque. 

Le centre-ville de Romans-sur-Isère (Drôme) après qu\'un homme a tué deux personnes et en a blessé cinq autres avec un couteau, le 4 avril 2020. 
Le centre-ville de Romans-sur-Isère (Drôme) après qu'un homme a tué deux personnes et en a blessé cinq autres avec un couteau, le 4 avril 2020.  (JEFF PACHOUD / AFP)

Un troisième homme a été placé en garde à vue dans l'enquête sur l'attaque au couteau survenue samedi 4 avril à Romans-sur-Isère (Drôme). La garde à vue de cette troisième personne, soupçonnée d'être impliquée dans l'attaque qui a fait deux morts et cinq blessés, samedi, a débuté à 19h20 samedi soir, a indiqué le Parquet nationale antiterroriste (PNAT.)

Le suspect, un homme de nationalité soudanaise, a été arrêté sur les lieux. Une de ses connaissances a été arrêtée plus tard dans la journée. Cette troisième personne gardée à vue, un jeune résident du foyer où vivait le suspect, est également de nationalité soudanaise.

Deux des cinq blessés, gravement touchés, ont vu leur état s'améliorer : leur pronostic vital n'est plus engagé, a annoncé la maire de Romans-sur-Isère sur franceinfo.

Une enquête pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste"

Les investigations ont été confiées à la sous-direction antiterroriste de la Direction centrale de la police judiciaire, à la Direction centrale de la police judiciaire ainsi qu'à la Direction générale de la sécurité intérieure. Le Pnat a quant à lui annoncé en début de soirée dans un communiqué ouvrir une enquête notamment pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle". 

Le Pnat ajoute que lors d'une perquisition à son domicile ont été retrouvés "des documents manuscrits à connotation religieuse dans lesquels l'auteur des lignes se plaint notamment de vivre dans un pays de mécréants", "a priori" écrits par lui.

Dans l'après-midi, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner rendu sur les lieux avait évoqué déjà "le parcours terroriste" de l'assaillant présumé.