VIDEO. La Patrouille de France s'est emmêlée les pinceaux dans les couleurs du drapeau

La séquence n'est pas passée inaperçue sur les réseaux sociaux. Certains imaginant même que le choix de couleurs était volontaire.

Bleu-blanc-rouge, ou cette année plus tôt rouge-bleu-blanc-rouge. Les Alphajet de la prestigieuse Patrouille de France se sont trompés dans l'affichage des couleurs du drapeau tricolore, avec un fumigène rouge mal placé, lors du défilé aérien du 14-Juillet, samedi. L'armée de l'air et le ministère de la Défense ont confirmé à franceinfo que ce n'était pas prévu au programme. "Ce n'était pas souhaité, c'est une erreur", a reconnu sur franceinfo le colonel Cyrille Duvivier, porte-parole de l'armée de l'air.

La scène a rapidement fait le tour du web. Des internautes se sont amusés de la confusion.

"Un remplaçant"

D'autres internautes ont affirmé dans le même temps qu'il s'agissait d'un geste volontaire. Car cette année, trois blessés de guerre issus des forces spéciales sont montés à bord des avions de la Patrouille de France. Ce fumigène rouge aurait symbolisé le sang versé par les blessés. Mais il y a bien eu un erreur.

"La Patrouille de France évolue normalement à huit, et lors du 14-Juillet, elle se présente à neuf", explique Cyrille Duvivier. "Le neuvième, c'est le remplaçant. Et la particularité du remplaçant dans la Patrouille de France, à la distinction d'un sport collectif, c'est qu'il peut prendre toutes les positions. Il est donc le seul à avoir les trois couleurs. Il faut donc qu'on sache pour quelle raison, précisément, cette couleur n'a pas été la bonne", a ajouté le porte-parole de l'armée de l'air.

Le président Emmanuel Macron a ouvert samedi les festivités du 14-Juillet en descendant les Champs-Elysées au côté de son chef d'état-major des armées, avant le début du traditionnel défilé militaire donné en ce jour de fête nationale.

La Patrouille de France survole les Champs-Elysées à Paris, le 14 juillet 2018.
La Patrouille de France survole les Champs-Elysées à Paris, le 14 juillet 2018. (LUDOVIC MARIN / AFP)