VIDEO. Lutte contre l'islamisme radical : le collectif propalestinien Cheikh Yassine sera dissous mercredi, annonce Emmanuel Macron

"Des décisions de ce type à l'encontre d'associations, de groupements d'individus, suivront dans les prochains jours et les prochaines semaines", a ajouté le chef de l'Etat, à la sortie de la préfecture de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Emmanuel Macron a promis d'intensifier les "actions concrètes" contre l'islamisme radical, quatre jours après l'assassinat de Samuel Paty. Le collectif propalestinien Cheikh Yassine, selon lui "directement impliqué" dans l'attentat du professeur d'histoire-géographie, sera dissous en Conseil des ministres mercredi, a indiqué le président, mardi 20 octobre. Ce collectif a été fondé par Abdelhakim Sefrioui, actuellement en garde à vue dans l'enquête.

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"Des décisions de ce type à l'encontre d'associations, de groupements d'individus, suivront dans les prochains jours et les prochaines semaines", a ajouté le chef de l'Etat, lors d'une courte allocution à la préfecture de Seine-Saint-Denis, à Bobigny, où il venait de présider une séance de la Cellule de lutte contre l'islamisme et le repli communautaire. "Il ne s'agit pas de faire de nouvelles déclarations (...) ce sont des actes qui sont attendus par nos concitoyens", a aussi dit le chef de l'Etat.

Arrestations, fermetures de lieux, interdictions d'associations... Ces derniers jours, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, avait déjà multiplié les mesures pour afficher le volontarisme politique du gouvernement après l'assassinat de l'enseignant près de son collège à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

Emmanuel Macron, à la sortie de la préfecture de Bobigny (Seine-Saint-Denis), le 20 octobre 2020.
Emmanuel Macron, à la sortie de la préfecture de Bobigny (Seine-Saint-Denis), le 20 octobre 2020. (LUDOVIC MARIN / POOL / AFP)