Messages de haine, sécurité scolaire : le Conseil de défense promet des "actions concrètes" après l'assassinat de Samuel Paty

Des "procédures" de contrôle seront menées dès lundi contre les auteurs de 80 messages de soutien à l'assassin de Samuel Paty, repérés sur les réseaux sociaux, a indiqué dimanche l'Elysée.

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Des gerbes de fleurs déposées devant le collège où enseignait Samuel Paty, le 17 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). (MARIE MAGNIN / HANS LUCAS / AFP)

Après l'assassinat vendredi du professeur de collège Samuel Paty, le Conseil de défense présidé par Emmanuel Macron a décidé, dimanche 18 octobre, de mener des "actions concrètes" rapides contre "les structures, associations ou personnes proches des milieux radicalisés", et qui propagent des appels à la haine et à la violence pouvant encourager les attentats,  a indiqué l'Elysée

"La peur va changer de camp" et "les islamistes ne doivent pas pouvoir dormir tranquilles dans notre pays", a martelé le chef de l'Etat lors du Conseil de défense dimanche. Emmanuel Macron "a demandé qu'on passe rapidement à l'action et qu'on ne laisse aucun répit à ceux qui s'organisent pour s'opposer à l'ordre républicain", a ajouté la présidence, à l'issue de cette réunion de 2h30 avec six ministres et le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard.

Des "mesures appropriées" seront prises contre certaines associations, en attendant le projet de loi contre l'islam radical qui pourrait être "enrichi". Des "procédures" de contrôle seront menées dès lundi contre les auteurs de 80 messages de soutien à l'assassin de Samuel Paty, repérés sur les réseaux sociaux. Un renforcement de Pharos, la plateforme de signalement des contenus et comportements illicites sur internet, est d'ailleurs envisagé.

La sécurité des établissements scolaires renforcée

En parallèle, le gouvernement espère répondre aux inquiétudes d'une communauté éducative fortement secouée par l'attentat. Il s'engage à renforcer la sécurité des établissements scolaires à la rentrée après les vacances d'automne.

Autre axe que souhaite développer l'Elysée : la mise en place d'un "contre-discours" aux propos inexacts ou à la propagande radicalisée, citant en exemple le discours d'Emmanuel Macron aux Mureaux qui a été "dévoyé" dans certains pays, pour le présenter comme une "croisade anti-musulmans".

Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie, a été décapité vendredi vers 17 heures près du collège où il enseignait dans un quartier calme de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Son assaillant, un Russe tchétchène de 18 ans né à Moscou, Abdoullakh Anzorov, a ensuite été tué par la police. Sur Twitter, il avait expliqué son geste en disant vouloir se venger de celui "qui a osé rabaisser Muhammad", après que l'enseignant eut montré des caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo lors d'un cours sur la laïcité et la liberté d'expression. 

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