Conseil de défense : le ministère de l'Intérieur a identifié 80 messages qui soutiennent l'action de l'agresseur de Samuel Paty

Dès lundi, des procédures seront diligentées contre les personnes qui ont diffusé ces messages, signalés sur la plateforme de signalement des contenus et comportements illicites sur internet du ministère de l'Intérieur.

Une affiche de la plateforme Pharos.
Une affiche de la plateforme Pharos. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Depuis l'assassinat vendredi 16 octobre du professeur d'histoire-géographie Samuel Paty, le ministère de l'Intérieur et la plateforme Pharos [plateforme de signalement des contenus et comportements illicites sur internet] ont identifié 80 messages qui soutiennent l’action de l’agresseur de Samuel Paty, annonce dimanche 18 octobre l'Élysée à l'issue du Conseil de défense.

>> EN IMAGES. Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées dans toute la France pour rendre hommage à Samuel Paty

Dès lundi, des procédures seront diligentées contre les personnes qui les ont diffusés. Marlène Schiappa, la ministre déléguée chargée de la citoyenneté, se rendra d’ailleurs le même jour dans les locaux de Pharos. Un renforcement de cette plateforme est envisagé.

Le ministre de l’Intérieur a également présenté lors de ce Conseil de défense une liste d’associations considérées comme liées à la mouvance islamiste, et dont il considère que les discours de haine peuvent conduire à des actes comparables à ceux de vendredi. Emmanuel Macron veut que soit examiné dans les meilleurs délais comment il est possible de les entraver.

La police et la justice vont déclencher un plan d’action dans les prochains jours. Enfin le président de la République a demandé à ses ministres de réfléchir à la manière dont peut être enrichi le projet de loi contre le séparatisme qui doit être présenté le 9 décembre en conseil des ministres. Il leur demande d’aller vite. Dans 15 jours, le texte sera examiné par le Conseil d’État.  En 2018, sur les quelque 160 000 signalements adressés à la plateforme Pharos de signalements de contenus illicites en ligne, près de 14 000 relevaient de la haine en ligne ou de discriminations.